Quand le violoncelle en pince pour les claquettes

Le Festival international de musique de chambre verra... (Courtoisie)

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Le Festival international de musique de chambre verra cette année une étoile des claquettes, Max Pollak, en duo avec l'un des plus brillants violoncellistes français, Michel Strauss.

Courtoisie

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Jusqu'au 3 août, le Festival international de musique de chambre attise le désir de s'embarquer pour une grande traversée vers le classique où tous les genres musicaux, «savants» ou plus métissés, dialoguent avec énergie. Comme toujours durant cet événement débordant d'enthousiasme, les meilleurs artistes investissent les salles, grandes et petites, d'Ottawa transformée en ruche musicale.

Cette année, le violoncelle s'acoquine avec la danse au festival. Dans les pas du tango, lors de la soirée de gala Te amo, Argentina (24 juillet) avec le violoncelliste primé d'un Grammy, Antonio Lysy, aux côtés des danseurs Miriam Larici et Leonoardo Barrionuevo. Mais aussi, et de façon plus inusitée, en compagnie d'une étoile des claquettes, Max Pollak, en duo avec l'un des plus brillants violoncellistes français, Michel Strauss. Discussion avec ce maître de l'instrument, professeur au Conservatoire national supérieur de Paris depuis 30 ans.

«Je jouais avec les Violons du Roy il y a quelques années au festival Orford Musique quand j'ai rencontré Max Pollak pour la première fois», se souvient le musicien. 

«J'ai été estomaqué par sa performance et son sens artistique. Jamais je n'aurais pensé qu'un danseur de claquettes puisse se produire avec un orchestre classique. Il y avait une porte qui s'ouvrait sur autre chose.»

Le musicien, également fondateur d'un festival de musique de chambre à Giverny, l'invite à s'y produire. Il commande parallèlement au compositeur Thierry Escaich une partition d'un genre nouveau: un duo pour claquettes et violoncelle.

«Une pièce très compliquée, assure M. Strauss. Avec ses doubles cordes, ses grands sauts et sa tessiture extraordinaire, la partition est très technique. La mise en place a demandé beaucoup d'efforts.»

Ce duo peu commun éveille les curiosités de la scène classique; la pièce intitulée Sopra La Folia fait le tour du monde avant de récemment donner naissance à un nouveau duo, plutôt jazz: Toothbrush Diary, de Théodore Lambert, qui sera joué avec Max Pollak pour la première fois lors du Festival de musique de chambre, le 25 juillet. Le programme de l'après-midi comprend également la Sonate pour viole de gambe et clavecin en sol majeur de Bach, interprétée par trois violoncelles, ainsi que la Sonate pour violoncelle en ut majeur de Prokoviev et Les Ombres de Giverny, que Philippe Hersant a composé expressément pour le festival de M. Strauss.

À ses côtés, on retrouvera le pianiste Luca Buratto, de même que les violoncellistes Cameron Crozman et Lisa Strauss, fille de Michel Strauss et élève dans son cours au conservatoire à Paris depuis deux ans, la crème de l'enseignement musical. «Elle a fait toutes les démarches elle-même et a été reçue parmi 90 candidatures. Elle n'avait demandé qu'une seule classe, la mienne», confie fièrement le papa.      

Il est des généalogies qui valent leur pesant de musique... «Mais aucun lien avec Richard Strauss», précise le violoncelliste.

Pour y aller

Quand? Le 25 juillet, 15h

Où? Musée des beaux-arts du Canada

Renseignements: 613-234-6306 ou chamberfest.com

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