Richard-Hamelin, un prodige singulier

Charles Richard-Hamelin... (Courtoisie, Bartek Sadowski)

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Charles Richard-Hamelin

Courtoisie, Bartek Sadowski

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En un concours, ce pianiste québécois de 26 ans est devenu la nouvelle coqueluche de la scène classique grâce à Chopin. Comme si l'âme du grand compositeur romantique du XIXe siècle, d'ascendance franco-polonaise, avait reconnu l'un des siens.

Deuxième Grand Prix du Concours Chopin Varsovie 2015 et Prix spécial Krystian Zimerman, le jeune homme a été récompensé selon un système de pointage exigeant, qui fait aussi l'excellence de cette compétition internationale. Invité par le festival Musique et autres mondes, il se joindra à l'ensemble montréalais I Musici, le 12 juillet à 19 h 30. Au centre du programme : une incursion chez Chopin, un monde en soi, avec son second concerto, écrit à 20 ans à peine. 

On retrouve le musicien dans le train, entre Belleville (Ontario) et Montréal. Cet été, Charles Richard-Hamelin sera souvent sur la route, au Canada mais aussi en Europe sur invitation de festivals. 

Depuis sa médaille d'argent, il s'est construit un destin de soliste en vadrouille. Les contrats se multiplient grâce à la prestigieuse distinction. Il sait qu'il se situe à la croisée des chemins, troquant sa peau de musicien dilettante pour endosser celle d'un pianiste professionnel soumis aux contraintes du métier. 

«Il est plus difficile de pratiquer, reconnaît-il. Je répète les soirs des concerts en jonglant avec les programmes que je dois jouer dans plusieurs mois.» 

L'instrumentiste a trouvé en Chopin un compagnon de cheminement musical : «je l'ai joué toute ma vie, dit-il. Son style convient bien avec mes mains. Ses partitions sont très lyriques, très mélodiques.» 

Quiconque a déjà assisté à l'un des ses concerts (aussi disponibles en ligne) connaît l'engagement total du musicien originaire de Joliette, courbé sur son piano, le nez dans les touches, signes extérieurs de la communion profonde entre le prodige québécois, qui pénètre dans chaque note de son clavier, et la partition. 

Alors que d'aucuns préfèrent des postures plus stoïques, Charles Richard-Hamelin ne se soucie guère de son apparence ou d'éventuels maux de dos. «C'est la musique qui compte», assure ce diplômé de l'Université Mc Gill et de la Yale School of Music. 

Il y a quelques années, il n'aurait jamais pensé vivre de ses concerts, ce «luxe incroyable» qui le fait voyager au Canada, en France, en Pologne et au Japon surtout. «Mon rêve serait désormais de jouer au Carnegie Hall, à New York, mais il est plus difficile de percer aux États-Unis.» L'appel est lancé...

Au même programme de la soirée organisée à l'église unie Dominion-Chalmers, l'ensemble I Musici interprétera sous la baguette du chef d'orchestre Jean-marie Zeitouni la pièce Scherzo d'André Prévost ainsi que la Sérénade pour les cordes en do majeur, opus 48 de Tchaikovsky. 

Trémolos romantiques et envolées lyriques garantis...

Pour y aller

Quand? 12 juillet à 19 h 30

Où? Église unie Dominion-Chalmers

Renseignements? 613-241-0777; musicandbeyond.ca

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