Nadia Sirota, électron libre du violon

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La violoniste Nadia SIrota est une des figures de proue de la scène classique new-yorkaise.

Courtoisie

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Elle ne connaît pas encore le chef d'orchestre Alexander Shelley qui la dirigera les 17 et 18 février au CNA. «On est amis sur Facebook», partage la violoniste Nadia Sirota, à l'affiche du Concerto pour alto dans un programme consacré aux prodiges.

Branchée, douée, diplômée de la célèbre Juilliard School, Nadia Sirota est présentée comme l'une des figures de proue de la scène classique indie new-yorkaise.

Son style expressif s'est démarqué tant sur des partitions contemporaines que classiques, sur scène et en studio. Ses collaborations réunissent sans distinction Grizzly Bear, Arcade Fire et le grand violoniste israélien Itzhak Perlman ou encore le professeur pianiste Joseph Kalichsetin. Entre deux prestations, la jeune instrumentiste anime un podcast Meet the Composer sur Q2 Music, disponible en ligne.

Si son look post-rock avec sa coiffure déstructurée colle bien à son image de touche-à-tout des temps modernes, Nadia Sirota a suivi une formation rigoureusement classique. Issue d'une famille de musiciens, sa mère est organiste et son père, compositeur - l'altiste a choisi le parcours d'excellence des musiciens sans pour autant trahir sa personnalité.

«Au conservatoire, on passe beaucoup de temps à apprendre à faire les choses correctement, note-t-elle. Mes influences penchaient plutôt du côté de Björk ou de Nina Simone.» Celles-ci l'auront confortée dans un style plus personnel.

Nadia appartient à cette nouvelle génération qui absorbe des musiques venues de toutes parts. D'où cette liberté qui s'exprime dans la vitalité de son interprétation, le bouillonnement des projets et le changement continuel d'atmosphères...

À cet égard, elle peut compter sur son ami et compositeur Nico Muhly qu'elle connaît depuis ses années à Juilliard. «Les amis d'enfance n'imaginent pas, un jour, qu'ils deviendront adultes», sourit-elle.

Dans sa jeune vingtaine, la violoniste présente alors un récital d'une quarantaine de minutes, trop court à son goût. Elle demande à son ami compositeur de l'aider à boucler son programme par une courte partition de son cru. «En très peu de temps, il avait réussi à écrire une musique absolument incroyable», se souvient-elle.

Quelques années plus tard, son talent confirmé par des commandes provenant de grandes institutions américaines comme l'orchestre philharmonique de New York ou l'American Ballet Theatre, Nico Muhly écrira pour Nadia un concerto de 24 minutes en trois mouvements.

Il sera joué en première canadienne entre deux pièces de Bizet: Carmen, suite numéro 1 et Symphonie en do interprétées par l'Orchestre du CNA. Bizet, un autre compositeur exceptionnellement précoce qui imagina cette symphonie alors âgé de 17 ans.

Le concert sera précédé à 19h d'une conversation bilingue entre le directeur musical de l'OCNA Alexander Shelley et le chroniqueur musical Jean-Jacques Van Vlasselaer.

Pour y aller

Quand? Les 17 et 18 février

Où? Centre national des arts

Renseignements: Billetterie du CNA, 613-947-7000; Ticketmaster.ca, 1-888-991-2787

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