Il était une fois Casse-Noisette

Le maestro Yves Léveillé et le comédien Marcel... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le maestro Yves Léveillé et le comédien Marcel Sabourin revisitent le conte de Casse-Noisette.

Patrick Woodbury, LeDroit

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L'Orchestre symphonique de Gatineau offrira, le 18 décembre, sa relecture d'un incontournable des Fêtes: Casse-Noisette. Place au conte de Hoffmann, à la musique de Tchaïkovksi, aux 53 instrumentistes de l'OSG et au narrateur - «et danseur étoile!» clame-t-il gaiement - Marcel Sabourin.

Le directeur artistique et maestro Yves Léveillé a eu l'idée de revenir à la base de Casse-Noisette, pour le concert de Noël de l'OSG, «parce que tout le monde connaît le ballet, mais sans nécessairement savoir qu'il s'agit d'un conte». Il en a donc relu plusieurs versions pour tisser, autour de l'original de Hoffmann, un fil conducteur, faire des ponts entre les différents tableaux portés par la musique composée par Tchaïkovski en 1891.

«Nous avons tous joué Casse-Noisette, à un moment ou à un autre, fait valoir le chef d'orchestre et ancien clarinettiste. Cette fois, il n'y aura pas de visuel et les musiciens seront sur scène et non dans la fosse: ils seront les personnages de l'histoire, par leur instrument. C'est sûr que ça ajoute une part de stress, puisque nous allons raconter ce classique d'une autre façon que celle à laquelle tout le monde est habitué, musiciens inclus!»

De l'avis de Marcel Sabourin, cela permettra au public de porter une plus grande attention à la musique, «sans se laisser distraire par le décor, les danseurs, etc.» et, du coup, de comprendre autrement l'histoire de Clara, de son oncle alchimiste Drosselmeyer et du fameux Casse-Noisette de bois qui prendra vie la nuit venue.

«À l'époque où Tchaïkovski a écrit sa partition, il y avait beaucoup de misère en Russie. Qui sait si, enfant, il n'a pas lui-même souffert de la faim? C'est peut-être pour ça qu'il a composé une oeuvre aussi festive, tournant autour de cadeaux, de magie et d'abondance de confiseries et de gâteaux de toutes sortes. Ça en fait une oeuvre très sociale, selon moi», explique le comédien.

À titre de narrateur, ce dernier interviendra entre certains mouvements, parfois pendant que les musiciens jouent, histoire de permettre au public de bien suivre l'action. M. Sabourin a beau se dire «béotien en musique», il se «délecte» de l'expérience.

«Travailler en lien avec la musique a toujours représenté de belles aventures. Et on ne refuse jamais la joie, quand elle s'offre ainsi, ni d'être associé à des génies tel Tchaïkovski! Chaque fois que j'écoute Casse-Noisette à la maison, pour me préparer, ça me fait danser!» soutient M. Sabourin, en tapant allègrement du pied et en faisant valser ses bras.

Un danseur étoile n'est peut-être pas né, mais dans le regard pétillant et le sourire émerveillé de l'octogénaire, un enfant s'est assurément réveillé. C'est aussi ça, la magie de Casse-Noisette...

Pour y aller

Quand? Le 19 décembre, 20h

Où? Maison de la culture de Gatineau

Renseignements: 819-243-2525 ou www.salleodyssee.ca

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