Les Années folles à la baguette

James Ehnes interprétera un répertoire consacré aux compositeurs... (Courtoisie, Benjamin Ealovega)

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James Ehnes interprétera un répertoire consacré aux compositeurs phares du 20e siècle.

Courtoisie, Benjamin Ealovega

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L'Orchestre du CNA se met à l'heure des Années folles, celles de Prokofiev, Stravinsky, Ravel, Gershwin mais aussi Cole Porter et Milhaud. La nouvelle saison de l'OCNA s'amorce en grande vitalité, s'inspirant de l'une des périodes les plus foisonnantes en musique.

Rembobinage temporel: c'est l'euphorie frénétique dans le domaine des arts, en général, la fête à la vie, à l'amour, dans un pays dévasté par la Grande Guerre. Une renaissance, en quelque sorte, auquel fait écho le changement de direction artistique que connaît actuellement l'orchestre du CNA avec les débuts de son jeune chef, Alexander Shelley.

Violoniste virtuose à l'affiche de la soirée Pléiade musicale, vendredi, James Ehnes nous explique en quoi le début du 20e siècle a changé la marche musicale des compositeurs classiques. Compositeurs qu'il interprète comme un sacerdoce depuis qu'il a 15 ans...

«Les Années folles correspondent à cette période fascinante d'expérimentation», nous explique le musicien canadien, régulièrement invité à se produire sur la scène classique ottavienne.

«Le Concerto pour violon n°1 de Prokofiev est l'une des partitions les plus enchanteresses, incroyablement colorée, et qui paraîtra magique à l'oreille de ceux qui ne le connaissent pas, assure-t-il. Pour les habitués, elle recèle toujours un caractère inattendu.»

James Ehnes et le pianiste Peter Jablonski se relaieront derrière la baguette du maestro Shelley pour interpréter, chacun à son tour, un répertoire consacré à ces compositeurs phares du 20e siècle: Prokofiev, donc (Symphonie «classique», Concerto pour violon n° 1 et Concerto pour piano n° 3) et Stravinsky (Petite Suite n° 1 et Petite Suite n° 2).

Faire table rase du passé

À cette époque de l'entre deux guerres, les arts explorent d'autres fonctions, annoncées par le cubisme qui, déjà, désarticulait les objets au début du siècle. «Avant la Grande Guerre, la musique allait dans une direction, elle s'est beaucoup diversifiée après, note l'instrumentiste. Les compositeurs ont eu la responsabilité d'inventer des voies inédites pour une société nouvelle. Il ne s'agissait pas de reconstruire sur les ruines du passé, définitivement aboli. La vieille tradition musicale s'est retrouvée balayée.»

Les cinq concerts au programme de la série Musique classique des années folles convoquent ce bouillonnement créatif à la croisée des arts, révèlent son évolution et interrogent une nouvelle identité naissante en musique.

La série s'achèvera par ce concert en point d'interrogation Qu'est-ce que le classique?, reprenant des mélodies bien connues: le Boléro de Ravel, Rhapsody in Blue et Un Américain à Paris de Gershwin.

En point d'orgue des rendez-vous de l'OCNA, notons la projection le 14 octobre du film Les lumières de la ville, de Chaplin, mis en musique par l'orchestre pendant la séance, comme aux origines du cinéma où la musique du film se jouait dans la salle. Une initiative que l'on espère reconduite régulièrement.

Pour y aller

Où? Centre national des arts

Quand? Dès demain jusqu'au 17 octobre

Renseignements: Billetterie du CNA, 613-947-7000; Ticketmaster.ca, 1-888-991-2787

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