Alexander Shelley et l'OCNA: intensité, respect, travail

Autant la méthode de travail que l'attitude du...

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Autant la méthode de travail que l'attitude du nouveau chef et directeur artistique de l'Orchestre du CNA, Alexander Shelley, font l'unanimité auprès des musiciens.

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Intensité, respect, précision et travail. Les musiciens de l'Orchestre du Centre national des arts rencontrés lundi décrivaient tous en ces mots la relation avec leur nouveau directeur artistique et chef, Alexander Shelley.

Quelques minutes auparavant, sur la scène de la salle Southam, ils avaient mis un point d'orgue à leur répétition de la pièce Wand Of Youth d'Elgar, prévue au programme des concerts inauguraux du nouveau maestro à la barre de l'OCNA, mercredi et jeudi soirs. Et pendant que certains annotaient leur partition, d'autres posaient des questions au maestro en coulisses, histoire de bien saisir ses intentions. À quelques jours dudit concert, fébrilité et concentration allaient visiblement de paire.

«C'est plutôt inhabituel d'entamer une saison avec deux semaines de répétitions aussi intenses», a mentionné le basson solo Christopher Millard.

«Il l'a, c'est aussi simple que ça», a-t-il enchaîné après une courte pause de réflexion, et d'un ton où perçait son respect pour Alexander Shelley.

La contrebassiste Marjolaine Fournier a elle aussi vanté la rigueur et la préparation d'Alexander Shelley.

«Chaque fois qu'on attaque une nouvelle oeuvre, on sent à quel point il l'a intellectualisée et ressentie. Il approche une pièce autant avec sa tête qu'avec son coeur, et ça, ce n'est pas tous les chefs qui parviennent à le faire. Il arrive donc préparé devant nous. Il n'a aucun doute, sa technique est très claire et il possède une énergie positive. Quand il s'impatiente, il ne nous fait pas porter le blâme et dit toujours: "Comment allons-nous y arriver?", en nous incluant dans la solution», a-t-elle soutenu.

L'exigence de la perfection

Pour la violoncelliste Leah Wyber, le perfectionnisme du maestro britannique leur a déjà permis d'atteindre un niveau inégalé en ce début de calendrier.

«Il exige énormément de lui-même, et de nous par le fait même. En tout cas, je n'ai jamais été aussi en forme pour lancer une saison!» s'est-elle exclamée.

À l'instar de chez sa collègue, les partitions s'empilent aussi depuis plusieurs semaines dans la maison de Julie Fauteux. Et les heures passées à répéter en solo s'accumulent.

«L'intensité du travail est vraiment différente. Tout se fait dans le plus grand respect, mais il nous fait pratiquer vraiment fort!» a soutenu la corniste, tout sourire malgré tout.

«Nous avons déjà répété les sept premiers programmes de la saison, qui inclut plusieurs pièces commandées, dans des registres très différents. Ça aussi, ça ajoute au défi et au plaisir de découvrir la vision de notre nouveau chef», a renchéri Mme Wyber, qui a particulièrement hâte de faire entendre la création de Zosha Di Castri.

Car mercredi et jeudi, outre la Symphonie no4 en sol majeur de Mahler et The Wand Of Youth d'Elgar, l'OCNA interprétera en première mondiale une oeuvre spécialement commandée par le maestro Shelley, à la suite de sa lecture de Dear Life, de la nouvelliste canadienne Alice Munro. Il a confié à Mme Di Castri le mandat d'adapter l'esprit de cette nouvelle abordant l'enfance par un spectre plus proche de la peur.

«J'ai lu la nouvelle d'Alice Munro et j'aime beaucoup la composition de Zosha Di Castri, a expliqué Leah Wyber. Elle n'a pas craint les moments contemplatifs, alors que souvent, la musique moderne se veut plus provocatrice. Avec Dear Life, on se sent vraiment dans une histoire, presque une saga.»

Les mots de l'auteure (lus par Martha Henry et livrés par la soprano Erin Wall) et les notes de la compositrice seront, pour l'occasion, accompagnés des images du photographe Larry Towell.

«C'est nouveau, pour nous, cet apport du multimédia dans un concert. Ça rend tout ce qui nous arrive, la création, notre nouveau chef, encore plus stimulant. Nous avons vraiment l'impression de faire partie d'un projet, et pas seulement d'une soirée visant à présenter Alexander Shelley au public. C'est super excitant!» a souligné Julie Fauteux.

Pour y aller

Quand? 16 et 17 septembre, 20h

Où? Centre national des arts

Renseignements: 613-947-7000; 1-888-991-2787; ticketmaster.ca

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