Un festival en pleine éclosion

Ghislain Aucoin au piano, Jennifer Burford au violon,... (Courtoisie)

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Ghislain Aucoin au piano, Jennifer Burford au violon, Thom Gill à la guitare et à la voix et Evan Lamberton au violoncelle du groupe Queer Songbook Orchestra.

Courtoisie

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Est-ce que la musique de chambre peut être une musique émergente? Trois ans après sa création, le festival Arboretum s'est donné pour mission de questionner les limites des genres. Cette année, on peut parler de «renouveau» sinon de «renaissance» ou encore de «recadrage» à propos de cet événement créé initialement pour promouvoir la musique locale.

Pour cette 4e édition, le festival élargit ses horizons. Il s'ouvrira ce soir par le concert du Queer Songbook Orchestra, un ensemble classique d'une dizaine d'interprètes venus de Toronto célébrer la Semaine de la Fierté. Cette formation originale s'est fait connaître par ses reprises classiques de chansons phares de la communauté LGBT. Elle se produira ce soir à l'église St Albans, dès 20h.

En têtes d'affiche, l'Américaine Juliana Barwick jouera demain à 22h, le groupe montréalais Braids se produira vendredi à la même heure. À voir également, samedi: Hayden et Austra parmi bien d'autres à découvrir. Avec une scène extérieure et une autre, en intérieur, le festival battra son plein jusqu'à 2h du matin, vendredi et samedi soirs sur l'île Albert. 

Nouveauté cru 2015, Arboretum se marcotte à Hull, rue Aubry, en proposant un spectacle gratuit, samedi à 19h, face au bistro Gainsbourg. On pourra y applaudir Fet. Nat, New Fries ainsi que Weights & Mesures, l'ancien groupe du batteur d'Arcade Fire, Jeremy Gara. 

Musique et débats d'idées 

Dirigé par Stéfanie Power, Arboretum souhaite ainsi se démarquer de l'offre culturelle en s'imposant comme un événement intime et progressiste, «avec de la bonne bouffe, de la bonne bière et de la bonne musique», résume la néobrunswickoise. Cette année, il propose quatre jours de musique agrémentés de discussions, barbecues et bonne ambiance. 

Après avoir pris racine dans des lieux dédiés à la culture comme la Cour des Arts où il s'est établi ces deux dernières années, le festival a été contraint de déménager, suite aux travaux d'agrandissement. 

«Nous cherchions un emplacement différent, évoque la directrice générale. L'idée de proposer le festival dans un lieu habituellement inaccessible au public nous a beaucoup séduits.» Si les deux premières soirées du festival se tiennent à l'église St Albans, l'une des plus anciennes d'Ottawa, les concerts de vendredi et de samedi auront lieu à l'île Albert, à cheval sur la frontière Québec-Ontario. 

Seul hic: ce site à la vue imprenable est actuellement au coeur d'une controverse concernant le projet immobilier du promoteur Windmill Developments qui doit s'y établir. L'aménagement résidentiel et commercial prévu sur 7,3 hectares «de terres ancestrales» dont fait partie l'île Albert bafouerait les droits des Algonquins. «Nous n'avions pas réalisé l'opposition autour du site, assure Stéfanie Power. À tel point qu'à un moment donné, nous avons décidé d'arrêter la planification du festival pour parler à des membres du Conseil.» Le festival aura finalement bien lieu sur l'île. Mais il tiendra une série de discussions [en anglais] ouvertes à tous, samedi dès midi, avec des intervenants représentant aussi bien la communauté autochtone que le promoteur immobilier. Car c'est aussi ça, Arboretum, un forum de débats sur des enjeux concernant la communauté. 

POUR Y ALLER:

Quand : Jusqu'à samedi 

Où : Église St Albans et île Albert 

Renseignements : http://www.arboretumfestival.com

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