Kid Koala et son robot Chaplin

Kid Koala débarque à l'école De La Salle, dans le cadre du Chamberfest, le... (Courtoisie)

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Kid Koala débarque à l'école De La Salle, dans le cadre du Chamberfest, le Festival de musique de chambre d'Ottawa, pour deux représentations de Nufonia Must Fall Live, ambitieuse adaptation scénique du roman graphique que l'artiste faisait paraître en 2003, pour relater la passion naissante entre un robot mélomane et une demoiselle 100% humaine.

Nufonia Must Fall, c'était 340 pages en noir et blanc et sans paroles, genre de story-board accompagné d'une trame sonore sur disque. Le bouquin s'inspirait déjà des vieux films muets et des émotions que l'auteur ressentait, enfant, face aux demi-sourires de Charlie Chaplin.

Tout aussi «rétro», la version live de cette histoire d'amour met en scène des marionnettes miniatures, manipulées, filmées et projetées en temps réel sur écran géant. Les images sont en noir et blanc, en hommage à ces films qui «transcendent les générations». Épaulé par Kid Koala, qui navigue entre le piano et les tables tournantes, un quatuor à cordes de Montréal, Afiara, s'occupe des ambiances musicales.

«Nufonia» est le nom donné à cette grande ville dans laquelle le robot tente d'apprendre à jouer de la musique afin d'écrire des chansons d'amour. Mais le terme, qui vient de «No fun», reflète aussi l'état d'esprit de cette ville terne où on ne s'amuse guère, explique l'artiste.

Autour de ladite ville, en revanche, on s'amuse beaucoup, indique Kid Koala, en rappelant à quel point les artisans sont nombreux autour du plateau.

Outre les cinq musiciens, Nufonia nécessite la présence agile de plusieurs marionettistes-manipulateurs d'objets, dont le public observe le travail en même temps qu'il découvre le résultat à l'écran, sans oublier le caméraman-directeur photo, ni les éclairagistes. L'ensemble a été conçu par le réalisateur K.K. Barrett, proche collaborateur de Spike Jonze, Michel Gondry et Sofia Coppola, et dont Kid Koala est un grand fan depuis longtemps.

«Il y a aussi tout un tas d'effets sonores à déclencher.» Les sons étaient auparavant préenregistrés et déclenchés par l'ingénieur de son. Mais, de façon à pousser au maximum l'idée de la prestation live «c'est de plus en plus le quatuor qui s'occupe des effets sonores. Ils fabriquent par exemple les bruits de la ville... et même un marteau-piqueur. Les deux violons ont perfectionné l'art d'imiter une sirène d'ambulance, et c'est vraiment hilarant!»

«Ensemble, on fonctionne comme n'importe quel groupe de musique»: chacun doit demeurer à l'écoute et aux aguets, avec «un oeil sur l'écran, et l'autre sur le directeur de production».

Les marionnettistes ont quant à eux «tout un tas de codes et de signaux d'urgence pour indiquer aux autres que tel élément nécessaire pour la scène suivante ne sera pas tout à fait prêt, afin que les musiciens soient prêts à les suivre au fil de situations alternatives», explique-t-il. Savoir réagir aux petits soucis techniques «fait partie du plaisir».

Le public, lui, n'y voit que du feu, promet-il.

POUR Y ALLER

Vendredi 31 juillet, 22h, et samedi 1er août, 15h

École secondaire publique De La Salle

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