Tour d'horizon littéraire du Québec

La littérature québécoise en 30 secondes, par Michel Laurin...

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La littérature québécoise en 30 secondes, par Michel Laurin ***, 160 pages, Hurtubise

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CRITIQUE / Cette série de titres de référence publiée par Hurtubise HMH permet d'absorber en quelques minutes les principaux aspects du sujet étudié. Lord Durham s'en retournera peut-être dans sa tombe, toujours est-il que la littérature québécoise a droit à ses «30 secondes» de gloire. Car si elle s'est longtemps érigée en «rempart contre la colonisation», la littérature québécoise s'est petit à petit définie sur le plan identitaire, pour mieux s'éclater de nos jours tous azimuts, «quoique sans plan, pour l'aiguiller vers un avenir désirable», soutient Michel Laurin, dans son introduction.

Des écrits de voyages de Jacques Cartier, «qu'on considère comme à l'origine de notre corpus littéraire», à la plus récente émergence de voix autochtones jusqu'alors occultées ou reléguées au second plan (portée entre autres par Jean Siou, et Natacha Kanapé Fontaine, qu'il aurait également pu citer) ou encore celle d'auteurs venus d'ailleurs pour s'installer ici (Kim Thuy, par exemple), M. Laurin dresse un portrait de l'évolution d'une prise de parole enracinée dans un territoire à défricher et à exprimer. 

Par le fond comme par la forme, cette prise de parole tantôt a fait écho à son époque, tantôt s'est inscrite en porte-à-faux; tantôt a répondu à des impératifs de colonisation, tantôt a refusé de se plier à la censure; tantôt s'est inscrite sous le sceau de la confidence, tantôt a assumé sa popularité.

Si les premiers ont rendu compte et commenté leur implantation (ou séjours) en Nouvelle-France, les écrivains de maintenant témoignent de leurs individualité et américanité. Or, chacun à sa manière, ils ont tous transcendé, et transcendent encore, les frontières.

Classés par Genres

Michel Laurin s'intéresse évidemment aux genres que les auteurs ont préconisés pour (s')écrire au fil des siècles, du conte au roman, de la poésie à l'essai, du terroir au surréalisme, de la chanson au théâtre, du joual aux multiples accents des écrivains d'hier et d'aujourd'hui. 

Il mentionne entre autres François-Xavier Garneau et son Histoire du Canada, qu'il qualifie de «texte fondateur»; Laure Conan et son Angéline, première figure dominante de la fiction d'ici; Cité libre qui a propagé les idées laïques. 

Des doubles pages sont par ailleurs consacrées à Marie de l'Incarnation, Arthur Buies, Émile Nelligan, Anne Hébert, Jacques Ferron, Marie-Claire Blais, Jacques Poulin et Dany Laferrière. 

Une page est aussi consacrée à La francophonie canadienne: y sont notamment nommés en rafale Gabrielle Roy, Antonine Maillet, France Daigle et Hérménégilde Chiasson, mais aussi les incontournables Franco-Ontariens Jean Marc Dalpé, Brigitte Haentjens et Patrice Desbiens.

Bref, M. Laurin remet leurs écrits en contexte (historique, social, politique), comme il se doit, pour en explorer toute la richesse et la portée.




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