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Simon Boulerice, Le dernier qui sort éteint la lumière ***

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CRITIQUE / Au fil des jours menant à leur 13anniversaire, les jumeaux Arnold et Alia reçoivent 13 lettres. Chacune est signée soit par leur Papou Julien, soit par leur Poupa Édouard. Car si Arnold et Alia savent que Marraine Sandrine leur a donné naissance, ils se questionnent sur l'identité de leur « vrai » père.

Par ailleurs, les jumeaux ont beau suivre assidûment L'amour est dans le spa et autres télé-réalités du genre, ils réalisent qu'ils ne savent même pas comment leurs pères sont tombés amoureux, ni pourquoi ils ont choisi d'avoir des enfants.

D'une lettre à l'autre, leur Papou et Poupa exposeront donc leurs trajectoires respectives, les petits défauts et grandes qualités qui continuent de les faire craquer l'un pour l'autre, leurs visions de leur rôle en tant que parents, leur affection pour Arnold et Alia. Ce faisant, les jumeaux seront confrontés non seulement à leur acceptation de grandir au sein d'une famille homoparentale, mais aussi - et surtout - à leur propre identité. Qu'est-ce qui relève de l'inné et de l'acquis chez eux ? S'ils souhaitaient avoir un papa plus que l'autre comme père biologique, cela changerait-il d'une quelconque façon leur perception de leur autre parent ? Pourquoi Arnold dessine-t-il toujours des superhéros hyper musclés et des superhéroïnes pulpeuses ?

Prolifique, capable de s'adresser aux plus petits comme aux adolescents (ou préados, comme c'est le cas avec ce titre), Simon Boulerice joue ici d'une plume plus teintée par un humour bon enfant que par le poignant lyrisme introspectif de L'Enfant mascara, par exemple. Dès lors, s'il parvient à faire sourire souvent, il n'arrive cependant pas aussi à toucher le lecteur aussi profondément. Cela dit, ne pas trop alourdir le questionnement existentiel autrement authentique et riche d'Arnold en particulier (c'est lui qui narre l'histoire) ne l'empêche pas d'aborder parallèlement de front plusieurs enjeux, dont l'intimidation et les premiers émois amoureux. Et puis, on ressent aussi pleinement la profonde tendresse que l'auteur éprouve pour ses personnages, autant lorsqu'il met en valeur leurs talents (Arnold et ses dessins) que lorsqu'il évoque leurs travers et fantaisies (Papou qui s'entête à parler de « sa grosse » orteil, malgré les nombreuses corrections de Poupa).




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