Fendre l'armure, d'Anne Gavalda ***1/2

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En quelques pages, Anna Gavalda parvient à l'essentiel : une situation précise, un dialogue acéré, l'instant où tout dérape, une vie suspendue.

En sept nouvelles aux styles très différents, Fendre l'armure se glisse brillamment dans la vie de personnages au bord du précipice. Derrière leur existence bien réglée gronde une menace, un chamboulement imminent. Sous leurs conversations et actions quotidiennes, les non-dits planent, l'ombre gagne... Cela commence par le dialogue cru et cash d'une vendeuse dans une animalerie résignée à une vie sentimentale sans passion. Son quotidien bascule soudain à la rencontre inattendue d'un poète lors d'une fête dans les beaux quartiers de Paris. L'avant dernière nouvelle, l'une des plus longues et poignantes du livre, met en scène l'amour impossible entre deux voisins de palier - parcours semblable, belle situation professionnelle - dont l'éducation corsetée empêche de se dévoiler complètement. Hommes, femmes, pères et mères de famille, époux... il arrive des événements extraordinaires à des personnages ordinaires. Les secrets qui sommeillent, les douleurs inavouées, Anna Gavalda s'en empare et les façonne pour créer de courts récits où l'écriture s'attache avec émotions aux personnages, nous les dépeint avec justesse et précision.

On glose souvent que l'art de la nouvelle peine à séduire le public. L'auteure de Je l'aimais et de La consolante démontre bien que l'on peut écrire le monde en une poignée de phrases pour les offrir à des lecteurs fidèles qui attendaient ce nouveau livre avec impatience.




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