Petits bonheurs d'inspiration d'auteure

Claude Brisebois furetait sur un site d'antiquaire quand elle a «su» qu'elle... (Courtoisie)

Agrandir

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Claude Brisebois furetait sur un site d'antiquaire quand elle a «su» qu'elle venait de trouver l'élément déclencheur de son deuxième roman: un bonheur du jour. Ce meuble «développé pour Marie-Antoinette» - et, surtout, ses multiples tiroirs potentiellement secrets - ont mis le feu à son imaginaire.

«Tout de suite, j'ai pensé aux documents qui pourraient être cachés dans un tel meuble, raconte l'auteure de Sous couverture. Et la première question qui m'est venue à l'esprit, c'est: 'Pourquoi pas une maison d'édition clandestine?'»

Dès lors, Claude Brisebois a eu envie d'une intrigue, d'une quête, tout aussi historique que personnelle, voire intime, pour un couple de héros québécois.

C'est donc sur une maison d'édition clandestine fictive, son éditrice d'origine française et ses auteurs mis à l'index que Jérémie et sa partenaire (d'abord d'affaires, puis sous les couvertures) Solange vont chercher à faire la lumière.

Leur enquête les mènera au manoir Cushing, près de Lachute, dans une brocante de Hawkesbury, puis jusqu'en France. Où Solange verra notamment son coeur balancer entre découverte et passion.

Pour l'auteure native de Lachute, seuls des antiquaires pouvaient se lancer dans une telle aventure.

L'occasion devenait ainsi belle  pour elle de mettre en valeur le marché aux puces où elle a passé de nombreux dimanches de son enfance et de son adolescence.

«On y allait toutes les semaines, en famille, se souvient la principale intéressée. Ma première commode, que j'ai toujours dans ma chambre, c'est là que je l'ai achetée. Et je l'ai décapée moi-même! Il y a donc un attachement réel à ce marché aux puces, aux objets que j'y ai découverts, aux gens que j'y ai croisés.»

D'ailleurs, elle ne cache pas que le vieux Murphy - qu'elle «aime à mort» mais avec qui Jérémie a maille à partir - «ressemble à des personnes» avec qui elle a échangé là-bas.

Si elle aime les antiquités, Claude Brisebois avoue toutefois ne pas avoir l'oeil aussi aiguisé que son Jérémie. «Je suis incapable de mettre une date sur des objets, alors j'ai fait mes recherches, pour que le lecteur sente l'amour authentique et concret que Jérémie éprouve pour les antiquités, pour son métier.»

Les années Duplessis pour contexte

Parallèlement, les années Duplessis se sont rapidement imposées comme toile de fond pour étayer sa thèse d'une maison d'édition clandestine au Québec. Or, il n'était pas question pour Claude Brisebois de signer un roman historique pour autant. 

«C'était le meilleur contexte possible, puisqu'elle rendait la prémisse crédible, à cause de la censure existant à cette époque», précise-t-elle. 

«Je ne voulais pas nécessairement revenir sur les années 50 pour parler des événements de cette décennie, mais bien parce qu'elle permettait de faire disparaître les livres publiés par Élisabeth de Chavigny.»

Encore lui fallait-il élaborer sur les thèmes abordés par lesdits livres pour justifier non seulement leur «disparition», mais les réticences (ou prédispositions) des descendants des auteurs à répondre aux questions de Jérémie et Solange.

«L'homosexualité, l'adultère, une charge contre le clergé, un essai sur l'art et le rôle de l'artiste dans la société dans la foulée du Refus global [paru en 1948] sont autant de sujets qui auraient été censurés», énumère Claude Brisebois. 

« Là encore, tout est question de se rapprocher de la vérité, tout en se donnant la marge de manoeuvre nécessaire pour créer le roman dont j'avais envie.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer