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Les monstres intérieurs, d'Héloïse Côté ***1/2

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CRITIQUE / Héloïse Côté n'avait pas prévu donner une suite à La Tueuse de dragons (2010), même si son roman lui avait permis de remporter les prix Aurora/Boréal et Jacques-Brossard. C'était sans compter sur la force de caractère - pour ne pas dire la tête de mule - de Deirdra, la réputée chasseuse de créatures ailées. Or, les bêtes semblent avoir complètement disparu en Austrion.

Pour Deirdra, rien ne va plus non plus sur le front personnel depuis que son ancien amant, Thad, règne sur les lieux. Leur rupture, combinée à son inaction forcée depuis que les dragons ont déserté le continent, aspire la jeune femme dans une dangereuse spirale d'auto-destruction. 

Et si les dragons s'étaient déplacés par-delà la mer de Balas pour s'installer dans le royaume voisin, le Méridion, où d'étonnantes et sanglantes attaques se multiplient non loin des frontières de l'empire du Caracthor, menaçant l'équilibre fragile politique ? 

À la demande du roi Ul-Karim II, Thad n'a d'autre choix que d'emmener Deirdra pour l'aider à tenter de contrer la menace. Et pour espérer sortir vivants du nid de vipères dans lequel ils mettent les pieds, les coulisses du château d'Ul-Karim II grouillant elles aussi de venimeuses présences. Jeux d'alcôves, manipulations en tous genres, petites et grandes trahisons: Héloïse Côté lance Deirdra sur la piste de monstres aussi cruels que troublants. 

Son héroïne comprend vite que la menace incarnée par la nouvelle espèce de dragons qu'elle traque est non seulement bien réelle, mais laisse également entrevoir de graves conséquences génétiques. Elle doit dès lors surveiller ses arrières attentivement, puisqu'elle pourrait devenir une menace pour les siens. Et pour elle-même, étant donné que Deirdra fera aussi face à ses démons les plus intimes. Car comme l'indique le titre du plus récent de l'auteure québécoise de fantasy, le pire ennemi de chacun s'avère parfois tout ce qui, tapi dans ses zones d'ombres, ronge de l'intérieur aussi voracement et implacablement que le venin d'un sournius brûle et marque la peau de ses proies.

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