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Le chant de la machine, de David Blot et Mathias Cousin ***

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CRITIQUE / Comment aborder l'histoire de la house music sans (trop) s'endormir? En plongeant dans Le chant de la machine, un roman graphique sur l'épopée de la musique électronique, du disco dans les clubs de Greenwich des années 1970 à la bande son d'un nouveau siècle. En 240 pages préfacées par Daft Punk, l'auteur David Blot et le dessinateur Mathias Cousin racontent avec passion l'évolution des musiques électroniques de part et d'autre de l'Atlantique.

Les chapitres chronologiques introduisent chacun une «playlist» à découvrir pendant la lecture. Le chant de la machine évite soigneusement la torpeur des récits encyclopédiques pour nous plonger au coeur des nuits les plus folles de ces trois dernières décennies. Dès les premières pages, la soirée ne fait que débuter: on commence au Palace, antre chic du disco et de la libération des moeurs à Paris, avant de danser entre amateurs de musiques avertis au Paradise Garage à Greenwich Village, puis au Fun House à Manhattan, berceau des inventeurs du son électro. On apprendra entre deux mix de DJ's que la house a été importée des États-Unis, que l'ecstasy et les raves ont été les deux facteurs déclencheurs de l'explosion européenne de la techno. 

Un premier volume de ce travail à quatre mains expertes a été réalisé en 2000 avant parution d'un second volume deux ans plus tard; il s'agit donc d'une réédition chez Allia, qui rend aussi hommage à son dessinateur, Mathias Cousin, disparu en 2002.

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