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De l'Écosse du XIXe siècle à la révolution culturelle chinoise

Le Montréalais David Szalay (sur la photo) et... (HO-Penguin Random House via La Presse canadienne)

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Le Montréalais David Szalay (sur la photo) et la Vancouvéroise Madeleine Thien sont finalistes au prix Man Booker.

HO-Penguin Random House via La Presse canadienne

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Maureen Cofflard
Agence France-Presse
Londres

La masculinité, la musique classique pendant la révolution culturelle chinoise ou un meurtre dans l'Ecosse du XIXe siècle figurent parmi les sujets traités par les six finalistes de l'édition 2016 du prestigieux Man Booker Prize annoncés mardi à Londres.

Parmi eux, l'Américaine de 35 ans Ottessa Moshfegh, pour son premier roman «Eileen». Publié en janvier en France aux éditions Fayard, il relate les souvenirs d'une vieille femme qui se remémore, avec un cynisme minutieux, la semaine qui a fait basculer sa vie cinquante ans plus tôt.

Selon l'éditeur français, il s'agit d'un «roman à la construction rigoureuse et à l'écriture incisive, où la tension devient peu à peu insoutenable».

Parmi les cinq autres finalistes, figure l'Américain Paul Beatty pour «The Sellout», une satire de la vie urbaine américaine, publiée en France sous le titre «Moi contre les Etats-Unis d'Amérique» aux éditions Cambourakis.

La Britannique Deborah Levy, qui a déjà été finaliste du Booker Prize pour «Swimming Home», a, elle, été sélectionnée pour «Hot Milk» qui plonge dans une relation mère-fille intense sur fond de maladie au coeur d'un petit village espagnol de pêcheurs.

Son compatriote, l'Ecossais Graeme Macrae Burnet dépeint avec «His Bloody Project» de façon «douloureusement réaliste la pauvreté de la petite communauté rurale de Culduie dans les Highlands écossaises» au XIXe siècle, selon la présentation du jury.

Le Canado-britannique David Szalay dessine quant à lui un portrait de la masculinité dans «All That Man Is» tandis que la Canadienne Madeleine Thien aborde, dans «Do Not Say We Have Nothing», la musique classique pendant la révolution culturelle en Chine.

Nouveaux visages

«Les six finalistes reflètent la place centrale du roman dans la culture moderne dans sa capacité à défendre le non-conventionnel, à explorer l'inconnu et à aborder des sujets difficiles», a déclaré dans un communiqué la présidente du jury, l'historienne Amanda Foreman.

Elle a également confié que le jury a été «enthousiasmé par la volonté de tant d'auteurs de prendre des risques avec la langue et la forme».

Pour Frances Gertler, responsable des contenus internet des librairies Foyles, «le thriller historique de Burnet +His Bloody Project+ serait un vainqueur populaire et accessible pour un genre qui est souvent négligé par ce prix».

«L'approche intergénérationnelle de la révolution culturelle chinoise de Thien dans +Do Not Say We Have Nothing+ a une profondeur impressionnante mais le moment est peut être venu pour David Szalay et son portrait inspiré de la masculinité», estime-t-elle également.

«La tendance récente du Man Booker à révéler de nouveaux visages se poursuit», a-t-elle salué.

L'écrivain sud-africain et prix Nobel de littérature J.M Coetzee, qui avait été sélectionné dans une première liste de 13 finalistes, n'a pas été retenu pour tenter de remporter un troisième Booker Prize.

Le Man Booker Prize, qui sera décerné le 25 octobre au meilleur roman original en langue anglaise, est un des prix littéraires les plus prestigieux au monde, qui garantit au gagnant une explosion des ventes et un lectorat mondial.

En 2015, Marlon James avait été le premier auteur jamaïcain à le remporter pour «A Brief History of Seven Killings» («Brève histoire de sept meurtres», publié en août en France aux éditions Albin Michel), un roman inspiré de faits réels qui décrit comment Bob Marley et son équipe se sont faits agresser juste avant un concert en 1976.

Le prix est ouvert depuis 2014 aux auteurs issus de l'ensemble du monde anglophone, alors qu'il était jusqu'en 2013 réservé aux romanciers britanniques, irlandais et aux ressortissants du Commonwealth. Mais les romans doivent toujours impérativement être publiés en Grande-Bretagne pour être éligibles.

En mai, l'auteure sud-coréenne Han Kang a remporté le Man Booker Prize International, pour son roman «The Vegetarian», qui relate la volonté d'une femme de «devenir une plante pour se sauver du côté obscur de l'être humain». Le Man Booker Prize International récompense un ouvrage étranger traduit en anglais et publié au Royaume-Uni.

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