SLO: libre de célébrer

Josée Robitaille en pleine discussion sur son livre... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Josée Robitaille en pleine discussion sur son livre de recettes C'est l'hiver.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Salon du livre de l'Outaouais (SLO) s'est assuré de vivre son thème de la liberté au maximum et ça s'est traduit par une hausse de l'achalandage à la billetterie ce week-end.

L'augmentation totale a été de 12%, malgré les moyens de pression dans le milieu scolaire. 

Plusieurs parents se sont rendus au salon avec leurs enfants, soutient la directrice générale de l'événement, Anne-Marie Trudel, qui y voit une appréciation de la littérature et de ses effets en éducation. La journée de samedi a notamment connu un record de participation, avec une hausse de 17% de l'achalandage comparativement à l'année dernière.

Évidemment, Mme Trudel se réjouit de cette hausse de participation. Selon elle, la plus grande réussite du salon, cette année, est cependant l'ambiance qui a été créée grâce au souci du détail de l'équipe et de l'engagement des bénévoles. «Il y avait une atmosphère spéciale, tout le monde avait l'air heureux, content d'être ici. [...] C'était comme une parenthèse à la vie quotidienne.»

Pour y arriver, l'équipe du SLO a planché sur de nombreux aspects du salon cette année. Des plantes se sont greffées au mobilier, les couloirs ont été élargis et le nombre de bancs a été doublé pour ajouter des aires de repos.

Sans que les visiteurs s'en rendent compte, ces facteurs ont permis de contribuer à ce que les gens restent plus longtemps, participent à davantage d'activités et qu'ils puissent rencontrer plus de leurs auteurs favoris.

Avec les événements de l'an dernier à travers le monde - la fusillade chez Charlie Hebdo, par exemple -, Anne-Marie Trudel soutient que l'équipe du SLO a voulu mettre de l'avant la question de la liberté d'expression. 

Des organismes comme Amnistie internationale ont d'ailleurs été invités à partager de l'information sur ces questions dans le cadre du salon.

«Il faut se rappeler des fois qu'il y a des choses à régler. Le salon, c'est une place publique et ça doit nous permettre de réfléchir aux façons d'agir pour protéger la liberté d'expression. Je me demandais si les gens arrêteraient à ces kiosques, mais ils ont été curieux. Ils sont peut-être préoccupés plus qu'on ne le pense par ces questions.»

Certes, il y a la liberté de dire ce que l'on veut, mais le SLO, à travers ses conférences et ses ateliers a aussi exploré la liberté de lire ce que l'on veut et comment on le veut. Plusieurs auteurs ont mentionné l'importance pour eux de laisser le soin aux lecteurs d'interpréter leurs mots comme ils le souhaitent, raconte Mme Trudel.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer