24 auteurs en train pour Champlain

Le roman collectif sera publié le 16 novembre par...

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Le roman collectif sera publié le 16 novembre par la maison d'édition sudburoise Prise de parole.

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Vingt-quatre auteurs de tous les horizons - français, amérindiens, québécois, acadiens, franco-ontariens - s'embarquent pour une étonnante aventure littéraire: au cours des 24 prochaines heures, ils traverseront une partie du pays Sur les traces de Champlain, de Halifax à Toronto.

Leur mission est simple: pendant le trajet, chacun devra contribuer un chapitre au roman collectif, qui sera publié le 16 novembre par la maison d'édition sudburoise, Prise de parole.

Française d'origine et Canadienne d'adoption depuis sept ans, Anne Forrest-Wilson caressait depuis longtemps l'idée de mettre sur pied un tel projet.

«J'ai grandi bercée par l'esprit des membres de l'Oulipo, de la création collective. J'avais envie de réunir des auteurs pour écrire un roman dans un train en 24 heures», raconte Mme Forrest-Wilson, jointe à Moncton, à quelques heures du grand départ.

«Nous allons vraiment nous lancer sur les traces de Champlain, dans tous les sens du terme. Ce sera une vraie saga, je vous le dis!»

Anne Forrest-Wilson
auteure

Elle a trouvé dans le 400e de la présence de Champlain en Ontario le sujet rêvé. Non seulement le processus exploratoire de l'écriture d'un roman à 24 têtes (et autant d'accents francophones) renvoie-t-il à l'esprit même du français, mais il se concrétisera en remontant le fleuve Saint-Laurent.

«Le parallèle est évidemment voulu: nous allons vraiment nous lancer sur les traces de Champlain, dans tous les sens du terme!» lance Anne Forrest-Wilson.

Pour les besoins de sa cause, cette dernière a réuni 24 auteurs représentant, de par leur nature, le parcours du natif de Brouage.

Ainsi, les mots des Amérindiens Virginia Présémapéo Bordeleau et Jean Sioui feront écho à ceux des Acadiens Herménégilde Chiasson et Gracia Couturier; des Québécois Rodney Saint-Éloi et Bertrand Laverdure; des Franco-Ontariens Marie-Josée Martin, Danièle Vallée et Jean-Claude Larocque; ainsi que des Français Michèle Audin et Paul Fournel, pour ne nommer que ceux-là.

«Par le paradoxe et le mélange de leurs origines, ils représentent bien le Canada d'aujourd'hui», se réjouit d'ailleurs l'initiatrice du projet.

Sentiment d'appartenance

Pour l'auteur d'Ottawa Jean Mohsen Fahmy, monter à bord du train à Halifax, représente la «suite naturelle» de sa propre «aventure au Canada».

«Je ne suis peut-être pas un Franco-Ontarien pure laine, mais je me considère un Franco-Ontarien poil de chameau», a soutenu en riant l'Égyptien d'origine, établi en Ontario depuis plus de 40 ans maintenant.

«Par conséquent, participer à ce roman, lui apporter ma modeste contribution, s'avère à mes yeux la suite logique de mon appartenance à cette communauté francophone d'ici que Champlain a créée. Pour moi aussi, il est une figure importante.»

Ce dernier ne cache pas s'intéresser particulièrement à l'enfance de Champlain, à sa première aventure en Amérique du Nord (sur l'Île Sainte-Croix) ainsi qu'à la tabagie de Tadoussac.

«À ça, je me suis même permis d'ajouter son mariage à Hélène Boullé, âgée de 12 ans alors qu'il avait pour sa part franchi le cap de la quarantaine. On verra bien ce qui sera retenu, au final», a fait valoir M. Fahmy, joint avant son départ pour les Maritimes, où il a depuis été à la rencontre des autres participants.

Ces derniers ont été choisis pour leur capacité à travailler avec les contraintes inhérentes au projet. Chacun est ainsi responsable de livrer 2800 mots en 12 heures sur le thème que Mme Forrest-Wilson lui a remis lors d'une rencontre de groupe, mardi soir dernier. Une équipe de réviseurs, la directrice de Prise de parole, Denise Truax, et elle auront ensuite la tâche «d'arrimer tous les wagons» selon deux trames, chronologique et thématique.

«Le roman qui résultera de toute cette aventure est véritablement devenu le toit sous lequel chacun est en train de trouver et d'imaginer son espace», conclut-elle d'un ton qui ne doute pas du résultat: «Ce sera une vraie saga, je vous le dis!»

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