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Amères retrouvailles avec le détective Coveleski

Le DroitValérie Lessard 3/5

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On n'arrive pas à se lasser du détective Stan Coveleski, de ce Montréal des années quarante - incluant son Red Light et, ici, le Goose Village, quartier pauvre de l'est de la métropole où (sur)vit entre autres un des indics de Coveleski - dans lequel Maxime Houde nous plonge avec tant de finesse depuis déjà six titres.

La plaisir de ses retrouvailles passe dans les détails (les références aux succès et déboires du Canadien ou des Royaux, aux Grads que fume Coveleski, etc.). Par les dialogues toujours aussi habilement menés, dans une langue vive, colorée, grâce à laquelle s'expriment les diverses classes sociales des personnages mis en scène par Maxime Houde, et qui se veut aussi le reflet de toute une époque. Ça passe surtout par les intrigues, les ambiances mâtinées de noir, ce regard à la fois lucide et tendre que l'auteur porte sur le genre humain. 

Après avoir laissé Stan Coveleski sur une note plutôt joyeuse aux côtés de la belle Pam au terme du précédent L'Infortune des bien nantis, cette septième enquête de l'attachant privé l'entraîne dans les coulisses du pouvoir et des tripots mal famés, où le meilleur et le pire finissent souvent par se croiser. Une enquête qui lui laissera un goût bien amer... 

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Maxime Houde, La misère des laissés-pour-compte. Alire, 274 pages

*** 1/2

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