Pures et dures

Andrée Ferretti vient de publier un troisième recueil... (Photo Janick Marois)

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Andrée Ferretti vient de publier un troisième recueil de nouvelles, Pures et dures. Un essai sur son cheminement indépendantiste ainsi qu'un nouveau roman devraient également sortir en librairie cette année.

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Les Pures et dures que l'octogénaire Andrée Ferretti met en scène dans son plus récent recueil de nouvelles déclinent leur identité en ordre alphabétique. D'Adèle, atteinte «de la Zalmer» qui met le feu à sa mémoire, à Zoé, poète de chair et de mots, elles font toutes résolument face à l'adversité. Seules plus souvent qu'autrement, elles luttent pour (sur)vivre, pour (s')aimer, et s'avèrent capables de violence, au besoin, pour parvenir à leurs fins.

Ces Pures et dures, ce sont donc des femmes, de tous les âges et horizons. Des femmes en quête de liberté, de vérité. Les leurs.

En 26 portraits, Andrée Ferretti soulève autant de facettes de la condition féminine, du perpétuel tiraillement entre sens et intellect que plusieurs vivent, voire de la vie tout court. Ici, elle évoque le poids des secrets que découvrira la petite Cécile du haut de ses six ans; là, la possibilité de mourir «comme ça, d'un coup sec, sans préavis» mais sans avoir peur non plus, telle Odile la «joyeuse vivante».

Il y a aussi Béatrice, cette mère qui aura tout fait pour épargner la vie dans les camps de réfugiés de sa Cisjordanie natale à son enfant. Hélène, dont le personnage se veut un hommage à l'écrivaine Hélène Pedneault, la regrettée amie d'Andrée Ferretti. Mais également Ève la chasseresse n'hésitant pas à suivre ses instincts; Flore la prostituée d'à côté; Thérèse l'itinérante; Ursule la justicière fanatique; Reine qui ne gouverne pas les pulsions de son corps; ou encore Wanda l'athée convaincue (comme l'auteure, d'ailleurs).

Avec autant de finesse de plume que d'implacable lucidité, Andrée Ferretti cisèle son exploration de la psyché féminine. Elle maîtrise des chutes parfois franchement brutales, parfois empreintes du pouvoir de l'écriture pour clamer un espace de liberté viscéral pour ses 26 personnages.

XYZ, 136 pages

***1/2

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