L'envie de lire ne se tarit pas

L'animarice et auteure Catherine Perrin discute avec un... (Martin Roy, LeDroit)

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L'animarice et auteure Catherine Perrin discute avec un lecteur en signant un exemplaire de son livre intitulé Une femme discrète.

Martin Roy, LeDroit

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L'industrie littéraire ne connaît peut-être pas ses années les plus fructueuses, ça n'a pas empêché le Salon du livre de l'Outaouais (SLO) de connaître un week-end réussi.

Les chiffres officiels ne sont toujours pas connus, mais des éditeurs présents au SLO ont affirmé avoir connu des ventes records à Gatineau, selon la directrice générale du Salon, Anne-Marie Trudel. «Les gens étaient au rendez-vous. [...] Ils ont acheté des livres, ils ont envie de lire.»

Mme Trudel estime que l'enthousiasme à l'égard du SLO démontre que l'intérêt pour la lecture et la littérature existe toujours, mais qu'il y a une compétition de plus en plus forte entre les différents loisirs. «C'est comme aller à un festival de jazz. On y va, mais on ne va pas nécessairement fréquenter des bars de jazz toute l'année.»

Aux yeux du président d'honneur du SLO 2015, Guy Corneau, l'attrait suscité par cet événement est important. Il estime que, dans le contexte actuel où on voit le terrorisme et la radicalisation devenir des enjeux importants, il est nécessaire d'être en mesure d'ouvrir nos horizons et de mettre des mots sur nos sentiments.

«J'aime citer les mots de Gilles Vigneault après les événements de la Polytechnique: 'C'est un affreux manque de vocabulaire.' Dans les salons du livre et en lisant, on apprend à développer notre vocabulaire. Ça nous permet de ne pas être pris dans l'impulsion, de réfléchir avant d'agir.»

La directrice générale du SLO croit que cet événement permet aux visiteurs d'être exposés à des contenus et à des idées auxquels ils ne seraient pas exposés autrement. C'est pour cette raison qu'elle se réjouit du partenariat entre le salon et l'Université du Québec en Outaouais pour l'organisation de débats.

Hier, par exemple, la discussion portait sur la question de la gratuité scolaire.

«Monsieur et madame Tout-le-monde viennent ici, mais ils ne se déplaceraient peut-être pas pour une conférence à l'UQO. [...] Les gens vont venir et, malgré eux, vont tomber sur des débats. Les lieux publics, ce sont des lieux de débats, d'après moi.»

Jpaquette@ledroit.com

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