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Prix littéraires: José Claer et ses mots illuminés

José Claer fait partie de ces écrivains qui... (Martin Roy, LeDroit)

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José Claer fait partie de ces écrivains qui savent instiller de la poésie dans leur prose: ses évocations puissantes, ses fulgurances domptées, son imaginaire désenclavé.

Martin Roy, LeDroit

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José Claer fait partie de ces écrivains qui savent instiller de la poésie dans leur prose: ses évocations puissantes, ses fulgurances domptées, son imaginaire désenclavé.

Il vient de recevoir une mention spéciale du Prix littéraire LeDroit pour son tout premier recueil de nouvelles, Sortilèges de l'oeil, paru aux éditions L'Interligne. Et planche déjà sur une nouvelle publication de poésies qui devrait paraître chez le même éditeur l'an prochain.

L'auteur originaire de Mont-Laurier, chargé de communication pour le Regroupement des organismes communautaires en santé mentale de l'Outaouais (ROCSMO) sous le nom de Josué Jude Carrier, ne cache pas qu'il aurait aimé être peintre. «Mais je n'ai jamais osé prendre une toile, raconte-t-il. Je me contente de croquer les mots pour en extraire la couleur.»

Extrait à l'appui, tiré de la nouvelle Rue des Grands Écornifleurs de Vérités: «C'est ma vocation d'intervenir distraitement dans le crime du temps; je passe le soleil sous la loupe du microscope, j'effeuille sa chevelure en feu d'artifice telle une marguerite, le jour brûle mon imaginaire et j'en fais des poèmes, des récits, où la lumière est à la fois une épée et une clef».

Sous forme de romans, poèmes, et désormais nouvelles, José Claer se sent «libre d'aller où [il] veut», quitte à dérouter le lecteur. «Il faut avoir envie de s'aventurer au-delà des mots», prévient l'auteur tout en citant Magritte, Dalí ou encore Cocteau.

Il parle de son aventure quotidienne de l'écriture rythmée par les saisons. Une écriture qui puise dans la mémoire de l'enfance et l'émerveillement des sens, mais n'hésite pas non plus à renvoyer à des figures mortifères, des personnages floutés d'une ambiguïté sexuelle, accompagnés d'anges et de fées. Entre rêve et réalité, il restitue les souvenirs et agence les mots, formant ainsi une mosaïque d'images. «Mes personnages m'habitent, jusque dans mon sommeil où ils viennent me parler» assure avec grand sérieux l'écrivain gatinois.

Son nom de plume, il le doit à sa première rencontre poétique et amoureuse; une certaine Claire à qui il aurait promis un poème pour la séduire sur les bancs de l'école... «Je suis devenu poète ce jour du 21 octobre 1977.»

Il donne rendez-vous au Salon du livre de l'Outaouais pour une table ronde avec les trois autres finalistes du Prix littéraire LeDroit, catégorie fiction, samedi après-midi à 16h. L'événement sera suivi d'une séance de dédicaces dès 17h au kiosque du RECF.

«J'aime pouvoir rencontrer mes lecteurs, qui sinon resteraient anonymes», partage-t-il. L'an dernier, à la demande de l'un d'entre eux, José Claer s'est prêté à la lecture à haute-voix. Une initiative qu'il reconduirait volontiers si une telle proposition se présentait de nouveau...

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