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Prix littéraires: la revanche de Jean-Baptiste Renaud

Avec Les Orphelins, Jean-Baptiste Renaud marie et partage sa passion... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Avec Les Orphelins, Jean-Baptiste Renaud marie et partage sa passion pour l'histoire, sa curiosité et son goût de l'aventure.

Etienne Ranger, LeDroit

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Plus jeune, Jean-Baptiste Renaud avait maille à partir avec la langue française. «Mais comme j'ai toujours voulu écrire, je me suis mis au défi d'apprendre à la maîtriser de manière efficace», raconte le retraité. Résultat? Il vient de remporter le Prix littéraire LeDroit dans la catégorie jeunesse pour le premier tome de Les Orphelins - Rémi et Luc-John, diptyque dont le deuxième volet sera disponible la semaine prochaine.

«C'est une belle revanche!» lance M. Renaud d'un ton joyeux.

Avec Les Orphelins, l'auteur marie et partage sa passion pour l'histoire (et les recherches inhérentes et «captivantes»!), sa curiosité pour tout ce qu'il a envie de connaître (incluant les secrets de la trappe) et son goût de l'aventure. M. Renaud n'avait pas prévu écrire pour les adolescents.

Après avoir essuyé quelques refus de maisons d'édition, il a toutefois reçu des Éditions David la recommandation de retravailler son texte pour les 14-18 ans. Et de scinder son roman en deux tomes.

«J'ai toujours été à l'écoute d'anecdotes et d'histoires des gens autour de moi. Un jour, un collègue m'a parlé de son père orphelin en plein bois...»

Son personnage de Rémi venait de naître. Campant l'action de son roman dans les colonies du nord où les familles étaient envoyées pour défricher la terre au milieu des années 1930, Jean-Baptiste Renaud a voulu «témoigner» d'une époque. Perdant tour à tour son père puis sa mère, le jeune Rémi est pris à charge par un oncle dont il finira par fuir les sautes d'humeur. Pour mieux se retrouver fin seul dans la nature à devoir subvenir à ses besoins.

Un duo

«Son histoire à lui seul aurait toutefois pu tenir en quelques dizaines de pages. C'est à ce moment-là que Luc-John est arrivé dans le décor.»

Par le biais de ce jeune autochtone ayant lui-même fui le pensionnat où il avait été placé, l'auteur cherchait à rendre compte de ce pan peu reluisant de l'histoire canadienne.

«J'ai lu beaucoup sur le sujet et écouté plusieurs documentaires et témoignages. Luc-John est un collage de tout ce que j'ai retenu de mes recherches. À travers Luc-John et son frère, qui lui reniera son héritage, ça me donnait l'occasion d'évoquer cet effort d'acculturation des Premiers Peuples par le gouvernement, de montrer toute la richesse qu'on perdait au change, tant en ce qui a trait aux légendes, au mode de vie ou encore à la spiritualité, voire la manière d'élever les enfants.»

Aux côtés des deux adolescents surgira une figure de mentor importante, Conrad le trappeur. Que Rémi se prépare à rejoindre au front de la Deuxième Guerre, à la fin du premier volet.

«Après avoir vécu seul ou presque, Rémi va connaître un nouveau choc de culture en s'enrôlant dans l'armée et en devant vivre parmi un groupe d'hommes...» promet Jean-Baptiste Renaud.

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