À l'honneur au Salon du livre

Catherine Voyer-Léger et Eric Charlebois.... (Photos Patrick Woodbury, LeDroit)

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Catherine Voyer-Léger et Eric Charlebois.

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28 février: Catherine Voyer-Léger

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Pour l'essayiste Catherine Voyer-Léger, Lire de tout... partout équivaut à «rentrer dans une parole sans essayer de la mettre dans une petite case a priori». C'est un état d'être, celui de l'ouverture. «Le livre est un objet d'impatience [car] je suis toujours impatiente d'aller à la rencontre d'une voix.»

Paradoxalement, c'est aussi «un outil de patience». «La lecture m'a rendue patiente parce que je m'investis sans en attendre une récolte immédiate», estime cette «lectrice critique, assez intellectuelle», qui dans un livre «cherche des idées, bien plus que des histoires».

Non seulement on peut lire partout, mais on le devrait, ne serait-ce que pour enrichir son champ d'expérience: «le contexte dans lequel on lit peut changer complètement notre perception», dit-elle en préconisant d'«essayer de lire de la poésie dans un bar» plutôt que dans les replis du silence.

Lectrice appliquée et joyeuse, elle lit «constamment»... «et un peu de poésie tous les jours, ça, c'est sacré.» En tant qu'auteure, elle profite de la moindre «bulle» que lui offre la vie, «trajet en avion» ou «journée au spa», pour «écrire partout». Pas nécessairement pour publier, qui n'est «pas un acte d'écriture mais de communication».

Elle avoue cependant sa «difficulté à définir ce que j'écris. Je pars d'une préoccupation, d'un sujet, sans trop savoir à l'avance si ça va devenir un poème, une nouvelle, une chronique...»

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«Lire de tout... partout, c'est peut-être lire un essai de thanatologie dans une salle d'attente d'obstétrique? Ou lire un poème devant la [vitrine] d'un horloger? Ou un chapitre de roman en attendant son tour au Apple Store?» jongle ludiquement Eric Charlebois, fidèle à sa réputation.

Issu d'un père qui se contentait de parcourir le Guide de l'auto et d'une «mère enlisée dans les bouquins de neurochimie», il aime la langue jusque dans «sa ponctuation et ses intonations». Il lit comme il respire, en tout temps, «même au volant, quand je suis pogné dans les bouchons...» simplement «parce que, tabarouette, le temps presse, il faut absolument continuer à apprendre et à réagir».

«L'étudiant» en lui confesse ne pas lire «dans une optique de plaisir mais bien par devoir, avec un souci d'analyse». À cause du sentiment d'urgence qu'il nourrit, il s'est longtemps «opposé à la relecture». Mais, entre ses lectures d'essais en physique et de précis de logique formelle, il se replonge présentement dans les travaux de Wittgenstein et dans La vie mode d'emploi de Georges Perec.

Il dit écrire «frénétiquement». «Sans se prendre au sérieux», mais «comme un forcené», en travaillant sur «plusieurs chantiers en même temps», au risque de voir certains de ses romans ne pas aboutir depuis sept ans, car ce poète, traducteur et enseignant cultive aussi «l'art de l'esquive».

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