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Mathilde Saint-Jean nourrit une vraie passion pour l'écriture

À 18 ans, l'auteure Mathilde Saint-Jean publie son... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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À 18 ans, l'auteure Mathilde Saint-Jean publie son premier roman.

Patrick Woodbury, LeDroit

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À 18 ans, Mathilde Saint-Jean publie un premier roman... qui est en fait le cinquième dont elle terminait l'écriture. Au-delà du mur, qu'elle lance juste à temps pour le Salon du livre de l'Outaouais, s'avère le premier volet d'Insoumise, une dystopie en trois tomes où un mur sépare la Haute de la Basse République, l'Élite des pauvres.

Un mur inspirant la peur, mais qu'Emma traverse tous les soirs pour travailler afin de subvenir aux besoins de sa famille. Envers et contre l'ordre établi.

«Je ne voulais pas que mon héroïne ait à sauver le monde comme Katniss dans Hunger Games, soutient Mathilde Saint-Jean. Emma est peut-être rebelle à sa manière, mais elle veut surtout aider sa famille à mieux vivre.»

Ce fameux mur qu'elle franchit n'en sépare pas moins deux mondes bien différents. Dans lesquels son coeur battra pour des raisons précises.

Du côté de la Basse République, il bat pour Caleb, son amoureux qu'elle connaît depuis l'enfance, mais que l'armée est en train d'éloigner d'elle. En Haute République, il s'emballera pour Nayden, le mystérieux haut gradé qui prendra sa défense sans savoir d'où elle vient, ni qui elle est vraiment.

Et si Emma se sentait plus libre d'être elle-même lorsqu'elle se trouve au boulot?

«Emma se sent coupable d'être celle qu'elle peut être quand elle travaille au bar tout en écoutant la musique jouée par Henry (le pianiste). À cause de ce travail, elle sait qu'il y a d'autres possibilités de l'Autre Côté, qu'elle pourrait aspirer à être plus que ce à quoi elle risque de devoir se résoudre, en Basse République», mentionne la jeune auteure.

Les siens doivent aussi s'assurer de cacher l'existence de Noah, le petit frère autiste d'Emma. Sa maladie lui vaudrait à coup sûr d'être arraché à sa famille, voire pire, si les autorités le trouvaient.

«C'est en écoutant Rain Man que Noah a pris forme dans ma tête. J'ai pris plein de notes sur le personnage de Dustin Hoffman en écoutant le film pour étoffer ses tics et son comportement», précise Mathilde Saint-Jean, qui se dit particulièrement attachée au petit Noah.

Insoumise est l'aboutissement du projet personnel de l'ancienne étudiante du programme international à la polyvalente Le Carrefour. Aujourd'hui au Cégep, la jeune femme de Saint-André-Avellin a déjà bouclé les deux autres tomes d'Insoumise (la sortie du deuxième est prévue au mois d'août prochain). Ses quatre premiers romans, eux, dorment toujours dans ses tiroirs.

«L'élément déclencheur de l'histoire m'est venu pendant qu'on roulait en voiture dans une grosse tempête de neige», raconte-t-elle.

Cette tempête, à la fin d'Au-delà du mur, devient le décor d'une scène qui fera irrémédiablement basculer le petit monde d'Emma.

Mathilde Saint-Jean sera présente tous les jours au Salon du livre de l'Outaouais.

Vlessard@ledroit.com

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