Langue maternelle, acte d'écrire et poésie

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De langue maternelle et de l'acte d'écrire: Alain Bernard Marchand, Jean Royer et Normand de Bellefeuille se penchent sur ce qui forge leur poésie. Ce faisant, ils s'épanchent, réfléchissant sur leur besoin de prendre parole ainsi, sur cet espace de création et de liberté qu'ils habitent et qui les habite en même temps.

Les Comptines d'Alain Bernard Marchand

Après avoir revisité à sa manière les Chants d'un autre siècle dans son précédent titre, Alain Bernard Marchand poursuit sa quête des origines.

Il renoue avec l'enfance, le temps de Comptines, son plus récent recueil publié aux Herbes rouges, tout empreint de la présence de sa mère, mais aussi de son rapport avec le français et l'écriture, ainsi que de leur impact sur ses perceptions et compréhensions de ce qui l'entoure. «Mes lettres attachées défont le noeud qui me retient au monde

L'Ottavien s'intéresse aussi à la notion de souvenirs («Je pince la flamme avec le pouce et l'index. Mais, pfuitt, la mémoire s'alimente d'autres clartés.») ainsi qu'à celle du temps qui passe, de la naissance à la perte de la figure maternelle.

Au final, c'est son parcours de vie qui se tisse, se délie et se relie (et qu'il relit), au gré des constats, des faits relatés et des comptines d'Alain Bernard Marchand. Ce faisant, il clôt un triptyque entrepris avec Jours inouïs.

La nature du poème selon Royer et de Bellefeuille

Jean Royer et Normand de Bellefeuille, pour leur part, réfléchissent au poème lui-même. À ses vérités et nature intrinsèques.

«Le poème n'est pas un pacte d'espoir/plutôt pudeur extrême/le poème n'est surtout pas/le lieu du pardon/pas plus que le territoire/des grandes réconciliations/ni bagarre ni effusion:/zone démilitarisée», soutient M. de Bellefeuille, dans Le poème est une maison de long séjour (Éditions du Noroît).

Ils creusent ce lieu de rencontre avec les mots et les émotions, mais d'abord et avant tout avec eux-mêmes.

«Passager de l'écriture/Tu multiplies le monde/S'éclaire ton secret/Dans un désir de langage/Lueur d'un commencement/Où fusionnent passé présent/Le mot comme une lampe à la main/Tu habites ton histoire», écrit M. Royer dans Le poème debout (L'Hexagone).

S'ils empruntent des voies différentes pour explorer, tous deux s'entendent toutefois sur l'essence, pour ne pas dire l'essentiel: le poème «parle seul. En révolte contre les lieux communs» (Jean Royer), puisqu'il agit tel un «mousquetaire» «seul pour tous» (Normand de Bellefeuille).

Chacun à sa manière propose ainsi un séjour foisonnant au coeur de la poésie.

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