Pour le plaisir des yeux... et plus encore

Monique Proulx.... (Photo: archives La Presse)

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Monique Proulx.

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La saison littéraire hiver-printemps 2015 fera défiler fictions finement dentelées ou déstructurées, récits aux effluves de confidences, voire polars habilement cousus, du Français Michel Houellebecq (Soumission, qui traite d'un Hexagone présidé par un musulman, déjà été piraté et diffusé sur la Toile, et qui atterrit en librairies dans la foulée de l'attentat meurtrier au Charlie Hebdo...) au retour de la Montréalaise Monique Proulx, entre autres. Tout ça pour bien plus que l'unique plaisir des yeux.

Grandes premières

Clara Brunet-Turcotte plonge dans le roman, par le biais de Demoiselles-cactus (Leméac), dans lequel elle renoue entre autres avec le rapport à la nourriture et au corps, thème qu'elle explorait déjà sans détour dans son recueil de poésie paru en 2013, Les soeurs siamoises.

Entre Occident et Orient, entre hier et aujourd'hui, Serge Ouaknine s'intéresse à la portée de l'écriture dans Le tao du tagueur (XYZ). Avec Tas d'roches, Gabriel Marcoux-Chabot fracasse toutes les barrières et mélange à qui mieux mieux les niveaux de langue dans un exercice de haute-voltige littéraire (Druide). Et pendant que Dominique Scali part À la recherche de New Babylon, soit en quête de ce que chacun porte en soi comme monde à bâtir (La peuplade), le couple de personnages de Sophie Bérubé doit entreprendre sa reconstruction à la suite du viol dont Kaï est victime (Car la nuit est longue, aux Éditions David).

Logeant lui aussi à l'enseigne de la maison ottavienne, le chroniqueur Jean Dumont, à la barbe aussi reconnue que son amour pour la langue française, explore les liens d'un homme atteint d'une maladie incurable avec ses proches par le biais de ses Lectures terminales.

Maxime Landry et Nicola Ciccone troquent le micro pour le clavier, non plus pour écrire des chansons, mais bien pour (se) raconter autrement chez Libre Expression. Le premier ouvre les pages du Journal d'un disparu, dans lequel un homme se livre... après son suicide. Le second puisera Dans les yeux d'Ophélia les mille et un reflets d'une histoire d'amour et d'une quête de sens à la vie.

Elle aussi bien connue de la scène musicale, Laurence Jalbert souligne ses 40 ans de carrière cette année en se confiant à son biographe Claude André. À la vie, à la mer logera à l'enseigne d'Un monde différent.

Retours attendus

En parallèle à la publication du deuxième volet de la trilogie sur Les Femmes de l'islam de Marek Halter, Fatima (la fille de Mahomet), Robert Laffont lancera en mars le cri du coeur de cet auteur pour contrer la violence grâce à la connaissance: Réconciliez-vous!

Après le succès de son tout premier roman (L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea), Romain Puérotalas persiste et signe un deuxième effort au titre aussi long que déjanté et... prometteur: La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel (Le Dilettante).

Robert Lalonde relate des rencontres À l'état sauvage mais bouleversantes d'humanité au Boréal. Nicolas Dickner (Nikolski, Tarmac) revient chez Alto avec Les six degrés de liberté, où il traite de l'idée du mouvement et de la notion du rythme, entre claustrophobie et «claustrophilie». Le coeur de Jack Waterman, le personnage de Jacques Poulin, se remettra à battre, cette fois pour la jeune Mélodie, dans Un jukebox dans la tête (Leméac), pendant que Monique Proulx, 20 ans après Les Aurores boréales, pose un regard plein de tendresse sur Montréal par l'entremise de Jeanne Mance dans Ce qu'il reste de moi (Boréal).

Sous Pures et dures, Andrée Ferreti regroupe pour sa part des nouvelles où elle prête voix à 26 femmes de tous les horizons et de toutes les confessions (XYZ), alors qu'Abla Farhoud se penche sur sa jeunesse, son arrivée au Canada et son retour au Liban dans La Chèvre de montagne (VLB) et que Sergio Kokis chausse ses bottines de pèlerin pour évoquer Le sortilège des chemins (Lévesque éditeur).

En plus de son recueil Requiem pour un couple épuisant et autres nouvelles chez Leméac, Jean-François Chassay dirigera un effort collectif de réflexion sur la littérature québécoise bien d'aujourd'hui, Un début de siècle, réunissant au Quartanier des essais de Samuel Archibald, Fannie Loiselle, Nicolas Dickner et Mélissa Verreault, entre autres.

Polars et frissons

Maxime Houde replonge son attachant détective Stan Coveleski dans le Montréal des années 1940 dans La Misère des laissés-pour-compte (Alire).

Deux journalistes de formation reprennent du service pour offrir de nouvelles intrigues: Florence Meney (Répliques mortelles), avec L'encre mauve (Druide); et Luc Chartrand (Le Code Bezhentzi), avec L'Affaire Myosotis, publié chez Québec Amérique. Bruno Jobin, lui, décline 14 nouvelles noires telles Les Fleurs du malheur (Vents d'Ouest).

Par ailleurs, l'un des hommes derrière les fascinantes séries 24 heures chrono et Homeland, Howard Gordon, publiera le thriller La Cible (Le cherche midi).

Quelques traductions

Arrivant sur les tablettes dès la semaine prochaine en version française, Les Luminaires de la Canadienne expatriée Eleanor Catton remplit toutes les promesses que son doublé de prix (le Man Booker et le Prix du gouverneur général) décroché en 2014 laissaient entrevoir.

Si Eleanor Catton a puisé dans la ruée vers l'or en Nouvelle-Zélande son inspiration pour écrire son roman, le journaliste Héctor Tobar est quant à lui retourné sur le terrain afin de raconter Les 33 mineurs chiliens coupés du monde pendant 17 jours, en 2010 (Belfond).

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