Le neuvième art toujours aussi prisé

Le public du Rendez-vous BD de Gatineau a... (Martin Roy, LeDroit)

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Le public du Rendez-vous BD de Gatineau a répondu présent, ce week-end, comme peuvent en témoigner Bonnie St-Louis et Amael Brunet.

Martin Roy, LeDroit

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Les petits l'adorent puisqu'elle les initie à la lecture d'une façon colorée. Les plus vieux en raffolent tout autant pour son côté ludique. La bande dessinée est toujours un incontournable qui rassemble un large éventail. Le Rendez-vous BD de Gatineau (RVBDG) a permis de le constater ce week-end.

«On a eu une grande diversité. Vraiment, ça allait de 7 à 77 ans. Le cliché est vrai en ce qui nous concerne», soutient le président du RVBDG, Marc Trépanier.

Les ateliers scolaires du vendredi, ceux pour les enfants de samedi et dimanche matin, ainsi que les tables de dédicace ont attiré les foules. Les présidents d'honneur, Tripp et Loisel, ont également été sollicités.

L'événement ressuscité l'an dernier a poursuivi sa croissance, au grand bonheur des organisateurs. Comme l'indique M. Trépanier, la réaction du public au retour du RVBDG était difficile à prévoir après trois ans d'absence. «Quand tu calcules que ça te prend trois à cinq ans pour (implanter une image de marque), c'est comme si on avait arrêté pour une éternité.»

Les objectifs pour l'événement étaient modestes, mais le président du RVBDG croit les avoir surpassés. Il croit qu'en gardant des attentes raisonnables, il réussira à mener l'événement plus loin chaque année.

Le soutien de la Ville de Gatineau et, tout particulièrement, de son service des bibliothèques n'est pas étranger à cette réussite, explique Marc Trépanier, qui voit là un partenariat naturel.

Une alliance fructueuse

Les bibliothèques gatinoises font la promotion de la lecture, surtout chez les enfants. Elles sont également bien placées pour savoir que le RVBDG rejoindra sans problème cette clientèle. «On arrive avec un événement culturel qui incite un jeune public à lire, résume le président du RVBDG. [Les bibliothèques de Gatineau] ont 70000 titres de bandes dessinées dans leur réseau et plus de 300000 emprunts chaque année. C'est beaucoup!»

Le succès du Rendez-vous BD de Gatineau est également surprenant dans la mesure où on annonçait la mort du livre imprimé, il n'y a pas si longtemps de cela. Or, celui-ci est toujours bien vivant, estime Marc Trépanier.

«Bien que les ventes stagnent un peu et que le milieu de l'édition a de la difficulté, les versions électroniques et les liseuses, ça ne décolle pas.»

Selon lui, plusieurs personnes préfèrent l'expérience de la lecture lorsqu'ils prennent le livre entre leurs mains. Il donne l'exemple de l'industrie du magazine dont les versions électroniques rejoignent seulement une part minime de leur auditoire.

Pour les bandes dessinées, c'est encore plus vrai que pour le roman, poursuit M. Trépanier. «Il y a des couleurs, différentes tailles, ça sent bon, ça goûte bon. C'est des oeuvres d'art.»

Si on revient à l'intérêt du public pour le RVBDG, il faut en plus ajouter que la BD se porte bien au Québec. Les auteurs, les éditeurs et les distributeurs sont de plus en plus nombreux.

Marc Trépanier se réjouit pour le public québécois - qu'il considère avide de BD depuis toujours -, alors qu'une variété plus grande que jamais s'offre à lui.

jpaquette@ledroit.com

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