La couleur de la renaissance

Le DroitValérie Lessard 3/5

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Point d'orgue de sa trilogie entamée avec Animal'z (2009) et Julia & Roem (2011), La Couleur de l'air se lit comme une lente inspiration fleurant bon le retour des couleurs, la renaissance et l'espoir. L'album se termine par ailleurs sur un point d'exclamation à haute teneur humoristique, une sorte de coup de chapeau à l'inénarrable Gotlib qui pourrait peut-être déstabiliser les inconditionnels du côté sombre de Bilal.

Toujours est-il que dans cet ultime volet, le bédéiste ajoute à ses palettes de bleus, d'ocres et de bruns, des teintes vives de jaune, de vert et de chair. Il réunit certains personnages ayant survécu au fameux Coup de sang de la Terre, ce brutal et généralisé dérèglement climatique qui a précédemment fait plonger les uns (Bacon, Kim, Lester, Ana) dans leur nature profonde (l'élément eau) et projeté les autres (Julia, Roem, Lawrence) sur la route de l'exil (l'élément terre). Sans le savoir, ces derniers se préparaient à rencontrer les hommes, femmes et enfants (les jumelles Louissa et Louisa, dont la présence fait penser, à un certain moment, aux soeurs apparaissant dans The Shining) voguant dans La Couleur de l'air à bord d'un zeppelin transformé en véritable arche de Noé.

Tous convergent vers un Éden purgé de tout (y compris d'une certaine mémoire), où Enki Bilal fait vivre les humains en associations totalement libres, sans égard aux races, classes sociales et orientations sexuelles, ainsi que survivre planète, animaux et culture, dans un monde à réinventer.

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La Couleur de l'air, Enki Bilal, Casterman, 94 pages

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