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Sur une piste moins connue entourant l'assassinat de JFK

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J'ai vu mourir Kennedy ne laisse planer aucun doute sur la teneur du roman de Claude Coulombe : il s'agit bel et bien d'un énième titre traitant de l'assassinat du président américain. S'il n'évite pas totalement certains pièges, l'auteur québécois propose malgré tout un thriller de bon ton et suivant une piste moins connue entourant les événements survenus ce fameux 22 novembre 1963.

Ce jour-là, son héros, Anthony Rosen, assiste avec sa mère au défilé dans les rues de Dallas. Dans la confusion suivant le drame, le gamin de trois ans la perd de vue. Une étrangère lui permettra toutefois de la retrouver. La photo de cette femme lui tenant la main, publiée dans le magazine Life à l'époque, sera le point de départ de l'enquête que Rosen, devenu depuis journaliste, entreprendra en 2008 pour oublier la perte aussi brusque que tragique de sa conjointe.

L'inconnue de la photo a, évidemment, ses propres parcours et lien avec le meurtre de JFK. Car Alice accompagnait alors deux frères, Max et Marcel Delcourt. Deux Français au destin bouleversé par la Deuxième Guerre, puis la guerre d'Algérie, avant de franchir l'Atlantique pour se refaire une vie aux États-Unis... et d'être recrutés pour tuer le président, rien de moins.

Ainsi, même si l'on sait d'entrée de jeu que les trajectoires de Rosen, d'Alice et des frangins Delcourt finiront tôt ou tard par se croiser, on les suit avec un réel intérêt, passant d'hier à aujourd'hui pour mieux comprendre leur implication dans les événements du 22 novembre 1963. Et pour mieux saisir les tenants et aboutissants de leur existence, faite de fuites, de vengeances, de violence, de passions et de secrets de famille - secrets qui incluent justement Gabrielle, la fille d'Alice, entre autres...

Claude Coulombe maîtrise les rouages de la théorie qu'il explore ici et il parvient à rendre crédible la participation des Delcourt dans le complot fomenté pour remplacer John F. Kennedy à la tête du pays.

Mais aussi habile soit-il à créer son suspense, il n'a pas su éviter l'écueil de l'inévitable romance entre Anthony Rosen, le veuf au coeur à vif, et la jeune et jolie (évidemment !) Gabrielle, en quête de nouveaux repères à la suite de toutes les révélations qu'on lui sert sur son identité. D'ailleurs, dans ces portions débordant de bons sentiments, sa plume se fait nettement moins convaincante. Dommage.

J'ai vu mourir Kennedy, Claude Coulombe, JCL, 392 pages

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