L'art s'allie à la santé mentale

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Tous les profits de la vente de la BD seront reversés aux Impatients, un organisme qui vient en aide aux personnes atteintes de problèmes de santé mentale.

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L'organisme Les Impatients lance la BD Un moment d'impatience, dont tous les profits seront reversés à cette association qui vient en aide, par le biais de l'expression artistique, aux personnes atteintes de problèmes de santé mentale.

Le bédéiste gatinois Éric Péladeau, père de Liz et Dio et coresponsable de la collection Premières Lignes aux éditions Vents d'Ouest, participe à ce projet dans lequel 21 scénaristes, travaillant en binôme avec 21 dessinateurs, ont réalisé une planche sur le thème de l'impatience.

Parmi ces amoureux de la BD qui ont pris la plume figurent plusieurs têtes « populaires », qu'on n'associait pas, de prime abord, au Neuvième Art. En ce qui concerne Yves Pelletier (RBO), Claude Meunier (La Petite Vie) et Bryan Perro (Amos Daragon), on voit le lien. Il est plus flou dans le cas des chanteurs Simon Proulx (Les Trois Accords), Marie-Ève Janvier ou Clémence DesRochers - qui est quant à elle marraine de l'organisme.

Ces auteurs ont été jumelés à des pointures du crayon, tels Serge Chapleau, Réal Godbout, VoRo, Jean-Claude Eid, Djief, Denis Rodier, GAG (André Gagnon de Safarir), Stéphanie Leduc, ou à des illustrateurs moins connus, dont certains, comme Line Gamache, oeuvrent au sein des ateliers de BD que l'organisme a mis sur pied pour que les « Impatients » puissent créer.

Un dessin de Frédéric Back apparaît au début de l'ouvrage ; un autre signé Claude Robinson le referme.

Rien à voir, donc, avec les deux tomes de Cent-trente-et-un A : les trois sapins, bande dessinée en noir et blanc réalisée par des Impatients qui fréquentent l'atelier Les Trois Sapins, à Montréal.

Par l'entremise du « gars des vues » - en l'occurrence Mario Malouin, bédéiste à la longue feuille de route - Éric Péladeau a illustré un scénario signé Camillo Zacchia, un psychologue spécialiste des troubles anxieux.

Comme Malouin est un ami, Éric Péladeau a vite accepté, même s'il connaissait mal la mission de l'organisme. Mais le projet lui parle.

L'artiste témoigne en toute connaissance de cause, songeant à deux personnes, dans son entourage proche, qui ont vécu - et fait vivre - des choses difficiles.

Et puis, « dans le milieu des artistes, si on n'était pas créateurs, on serait tous un petit peu... disons que c'est un peu une thérapie, ce métier. Peut-être qu'à ce niveau-là, on peut les comprendre un peu mieux ».

S'il croit être en mesure de « connecter » avec les Impatients, c'est que lui-même, plus jeune, a connu les affres de « l'angoisse et les problèmes d'image» de lui-même. C'est une des raisons pour lesquelles il s'est lancé dans la BD humoristique, dit-il. En pratiquant l'autodérision, afin de se sentir mieux. « Mais je suis conscient que cette thérapie, c'est une forme d'auto-flagellation, en même temps », dit-il en rigolant... avant de mentionner qu'il s'apprête, au lendemain de l'entrevue, à aller passer le test Conners, servant à dépister un éventuel trouble de l'attention déficitaire (TDAH), « parce que j'ai des problèmes de concentration depuis longtemps et que ça se chamaille pas mal dans ma tête... »

« Des fois, c'est difficile, de travailler, mais c'est sans doute grâce à ça que je suis créatif : les idées me viennent de partout ! Le métier que je fais est sûrement le meilleur pour rester sain d'esprit. »

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