Morency invite dans les coulisses de l'humour

Lancement de Dure soirée, premier livre de François Morency et... (La Presse)

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Lancement de Dure soirée, premier livre de François Morency et Claude Meunier qui a écrit la préface.

La Presse

Yves Bergeras
Le Droit

Bides (flops) de blagueurs professionnels et coups de poing de spectateurs qui ne partagent pas leur sens de l'humour; dérapages et mises en demeure; débarques et catastrophes scéniques... En signant Dure soirée, histoires vraies et autres humiliations, François Morency partage avec le lecteur un florilège d'authentiques joyeusetés que lui ont confiées ses collègues, et qu'ils ont reçues comme autant de tomates mûres reçues en pleine face. De gala en foire agricole et de confidences en souvenirs, il entraîne le lecteur dans les coulisses de son milieu. Celui des humoristes.

Recueillant les anecdotes partagées par ses nombreux confrères - québécois pour la plupart, mais aussi canadiens et américains par la bande - François Morency se fait l'animateur d'une soirée-lecture très agréable. Son livre est découpé en courts chapitres mettant à l'honneur un humoriste en particulier. L'auteur joue la carte de la confidence. On croit ainsi assister à un tête à tête, impression renforcée par les illustrations, puisque chaque vedette s'est fait tirer le portrait par le caricaturiste Jean-François Vachon.

Jeunes ou vétérans, gentils ou baveux provocateurs, les chouchous du public sont aux premières loges: Louis-José Houde, Martin Petit, Daniel Lemire, Jean-Marc Parent, Michel Courtemanche, Jean-François Mercier, etc., ainsi que quelques joueurs en équipe, Les Denis Drolet, Les Chicks n' Swell et Les Grandes Gueules. L'Ottavien d'origine Patrick Groulx a lui aussi droit à son chapitre. Une trentaine d'artistes au total, dont deux femmes, Cathy Gauthier et Louise Richer, et quelques incontournables, comme le producteur Gilbert Rozon.

Comme on ne peut pas parler de tout le monde (260 pages, c'est un catalogue, pas une encyclopédie), ou que tout le monde n'a pas voulu lui parler, le recueil est aussi ponctué de quelques chapitres thématiques (Juste pour pleurer, par exemple) et de Petites vites. Dans ceux-ci, Morency livre des anecdotes «en vrac» et se fait pardonner du même coup son manque d'exhaustivité en glissant le nom de quelques grands absents, comme Yvon Deschamps ou Lise Dion.

Plus de détails dans Ledroit du 25 avril 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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