Le Rockfest s'impose des transformations

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Le Rockfest deviendra officiellement un festival de trois jours à partir de 2018 alors que des groupes internationaux débarqueront à la marina de Montebello dès le jeudi afin de prendre d'assaut l'une des cinq scènes du site.

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Exit la formule selon laquelle le coeur de la programmation musicale défilait uniquement sur scène le vendredi et le samedi. Le Rockfest deviendra officiellement un festival de trois jours à partir de 2018 alors que des groupes internationaux débarqueront à la marina de Montebello dès le jeudi afin de prendre d'assaut l'une des cinq scènes du site.

« Nous voulons des bands québécois et des bands internationaux. Nous voulons aussi ouvrir le site au complet dès le jeudi pour que toutes les scènes soient ouvertes. Ce que nous avons réalisé, c'est que les gens sont pas mal tous rendus à Montebello le jeudi et que c'est une soirée qui fonctionne bien », explique le président et fondateur du Rockfest, Alex Martel, à propos des changements à venir pour l'événement en 2018.

C'est en 2015 que le Rockfest a tenté une première expérience en ouvrant les tourniquets de la marina de Montebello le jeudi soir. La formation canadienne Propaghandi avait alors lancé les festivités.

En 2016, le festival, qui se déroulait pour une première fois lors du grand week-end de la Fête nationale, avait aussi démarré le jeudi soir alors que deux scènes étaient ouvertes et disponibles pour des artistes québécois. En juin dernier, la « St-Jean du Rockfest » et sa programmation francophone étoffée a connu un franc succès, le jeudi.

Impossible pour le moment de savoir si l'organisation d'Alex Martel misera une fois de plus sur la longue fin de semaine du 24 juin pour tenir sa grande messe du rock. 

« Il est trop tôt pour se prononcer, mais peu importe les dates, c'est sûr qu'il y aura une place importante pour les bands québécois. Les gens n'ont pas à s'inquiéter par rapport à ça », précise M. Martel.

Rappelons qu'Alex Martel et son équipe ont fait l'objet de vives critiques ces dernières années, principalement de la part de Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français et du festival l'Outaouais en fête. Celui-ci a maintes fois reproché au Rockfest de promouvoir la « culture anglophone » en tenant son événement en même temps que la Saint-Jean-Baptiste.

Par ailleurs, d'autres changements seront apportés au festival l'an prochain. L'organisation compte notamment réduire son nombre d'artistes invités afin de donner des plages horaires plus longues aux groupes qui seront présents, a fait savoir au Droit le président et fondateur du Rockfest. Les spectacles hommages seront aussi rayés de la carte. 

« C'était bien de faire des hommages et des trucs originaux, mais je pense que nous avons fait le tour du concept. Nous voulons éviter les distractions. Par exemple, quand nous avons annoncé en 2017 que Jérémy Gabriel ferait une chanson métal, ç'a pris une ampleur que nous n'aurions jamais pu imaginer. Les gens parlaient plus de Jérémy que de Rammstein. Nous voulons éliminer les distractions et revenir aux sources, c'est-à-dire la musique », indique M. Martel.

La 13e mouture du Rockfest devrait également réjouir les festivaliers dont le budget est plus serré. Tout indique que le prix des bracelets réguliers sera revu à la baisse pour atteindre un coût similaire à ce qu'il en coûtait en 2014. On parle d'environ 60 $ de moins que lors de l'édition 2017, note M. Martel. 

« L'idée, c'est de s'assurer que le Rockfest soit accessible pour tous comme c'était le cas avant. J'ai l'impression que quand le bracelet est 200 $ [comme en 2017], psychologiquement, ça fait une différence pour les gens. Beaucoup de personnes nous ont dit que c'était devenu trop cher pour leurs moyens. Si on regarde le Festival d'été de Québec où ça ne coûte pratiquement rien pour entrer, ils vont chercher du volume. C'est un peu ça qu'on vise. Il y a encore plein d'espace pour travailler avec le site de la marina pour qu'on puisse prendre plus d'ampleur », confie Alex Martel.




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