Mettre le feu aux livres d'histoire

Tommy Chandonnet, le chargé de projet d'Orion... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Tommy Chandonnet, le chargé de projet d'Orion

Patrick Woodbury, Le Droit

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Au tour des Québécois de montrer de quel bois - et de quelle poudre - ils se chauffent, dans le cadre de la compétition des Grands Feux du Casino du Lac Leamy (GF).

C'est Feux d'artifice Orion, une jeune firme pyrotechnique basée à Shawinigan, qui prendra samedi le relai des équipes ontarienne et manitobaine, en offrant au public une plongée dans l'histoire de notre pays. 

Intitulé Une histoire, le Canada, son voyage pyromusical débute sur le territoire des Premières nations, avant la venue des colons - ce que tentera d'exprimer la pièce Tshekuannu, du chanteur innu Florent Vollant. Il se poursuivra au pas des coureurs des bois jusqu'à l'unification de 1867, pour s'achever, quelque 150 ans plus tard, à l'été '69, en compagnie de Bryan Adams, et un peu au-delà. 

C'est une trame sonore 100 % canadienne qui donnera la réplique mélodique aux fusées. Une trame qui, pour représenter fidèlement la mosaïque canadienne, convoquera des voix marquantes coast to coast, d'Alan Doyle (le chanteur des Great Big Sea, originaire des Maritimes) à Hedley, en Colombie-Britannique, en passant par la Nouvelle-Écosse (avec The Trews), le Québec (Fringant avec Les Cowboys Fringants ; plus doux, dans les bras de Céline Dion), les plaines albertaines (que chevauche la gang de Nickelback), l'Ontario (sous les trémolos grunges d'Avril Lavigne), sans oublier l'Acadie de Roch Voisine.

Loin de jeter les manuels d'histoire au bûcher, le récit pyrotechnique avance précisément au rythme des provinces et territoires qui se sont ajoutées au Dominion, indique Tommy Chardonnet, le chargé de projet d'Orion. C'est donc non seulement un voyage dans le temps, mais aussi un périple dans l'espace, dans le territoire canadien, auquel sont conviés les spectateurs, souligne-t-il. Le concepteur d'Une histoire, le Canada est nul autre que son frère, Patrick Chandonnet, actuel président de la compagnie familliale que leur père a fondée il y a 17 ans.

Pour avoir apprécié le spectacle manitobain, mercredi, Tommy Chandonnet ne peut s'empêcher de constater à quel point la compétition des GF est relevée. Mais l'équipe québécoise a plus d'un tour dans son sac, prévient l'artificier, en laissant entendre qu'Orion testera samedi «de nouveaux effets» qui susciteront certainement les oh! et les ah! du public. «Notre paie, c'est de réussir à émouvoir les petits comme les grands», soutient M. Chandonnet, pour qui l'objectif d'Orion est toujours «d'aller chercher l'émotion», ce qui ne saurait se résumer à la taille ou la couleur du pétard.

Mercredi 16 août, l'Alberta viendra porter un dernier coup de semonce à la compétition des Grands Feux, qui offrira Les grandes voix du Canada.

Rappelons que, rompant avec sa tradition internationale, la compétition était cette année, 150e anniversaire du pays oblige, portée par des équipes représentant quatre provinces canadiennes.

Il ne restera plus qu'à l'équipe hôtesse, Royal Pyro, de présenter son spectacle de clôture, samedi 19 août. Ce soir-là, sur les pelouses du Musée canadien de l'histoire, le jury remettra le trophée Zeus à l'une des quatre équipes en lice.

(Pas sûr toutefois que les artificiers d'Orion seront restés en nombre pour contempler ces derniers tirs dans les cieux Gatineau. Le 19, ils auront fort à faire à La Cité de l'énergie de Shawinigan, où ils assureront le grand feu d'artifice qui doît clore la dernière représentation du spectacle Dragao, tiré de l'univers d'Amos Daragon).

Renseignements : www.feux.qc.ca




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