Profession: artiste de rue

Hannah a exécuté plusieurs prouesses avec sa grosse... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Hannah a exécuté plusieurs prouesses avec sa grosse roue, lundi, au Buskerfest international d'Ottawa.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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La clé du secret d'un artiste de rue n'est pas d'uniquement bien maîtriser ses numéros, et d'en sortir vivant dans certains cas, mais d'avoir du style et de les présenter de manière à être amusant et engageant avec le public, selon le spécialiste de l'évasion, Rob Roy Collins, qui était en spectacle lors de la 26e édition du Buskerfest international d'Ottawa.

« J'ai commencé ma carrière avec vingt personnes qui me regardaient et aujourd'hui il peut y en avoir jusqu'à 800. Ce n'est pas par chance. C'est du travail acharné, avec les bonnes formules, les bonnes blagues, la bonne combinaison de comédie, de mise en scène et d'interaction avec la foule. Tu apprends ça sur le tas, en faisant des erreurs, et tu deviens meilleur. Il faut éviter d'être complaisant », a raconté M. Collins après sa dernière prestation lundi après-midi sur la rue Sparks.

Le Britannique qui compte 15 ans de métier a d'ailleurs remporté le prix du public pour la meilleure performance en 2014. C'était la troisième fois cette année qu'il participait au Buskerfest d'Ottawa. 

À l'aube de ses 40 ans, Rob Roy Collins a eu l'honneur d'ouvrir le festival jeudi soir dernier avec un numéro d'évasion d'une camisole de force à plus de 18 mètres de hauteur, attaché par les pieds à une grue. 

L'artiste de l'évasion n'avait que de bons mots pour le public canadien et celui d'Ottawa.

« Vous êtes tous d'adorables personnes. L'économie est bonne, vous comprenez le pourboire, vous avez le sens de l'humeur, vous êtes gentils, accueillants et soutenez les arts. Toutes ces qualités font que les festivals d'amuseurs publics sont extraordinaires. Il y a de bons festivals au Canada, et j'aime bien celui d'Ottawa. Il y a beaucoup de spectateurs, et il est bien organisé », a observé M. Collins, qui est marié et père de deux enfants.

La rue Sparks était bondée lundi pour la dernière journée du festival.

Des dizaines et des dizaines de personnes entouraient les amuseurs publics pour assister à leurs acrobaties lors de leur spectacle respectif.

Brian Wilson, le producteur du Buskerfest international d'Ottawa, a indiqué que l'édition 2017 fut la meilleure jusqu'à maintenant au chapitre de l'achalandage et de la grosseur des spectacles.

« Dimanche, nous avons vu les plus grandes foules sur la rue Sparks. La météo était parfaite », a précisé M. Wilson, saluant au passage la contribution d'Ottawa 150 dans l'événement.

« Nous avons eu de formidables spectacles. Une fois que les gens les voient, ils reviennent », a-t-il noté.

Le festival accueillait divers artistes, dont un contortionniste, des as de la trampoline et des acrobates aériens.

Bien sûr, plusieurs buskers ont assaisonné leur spectacle de leur adresse en jonglerie.




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