Fin de festival en grand avec Tom Petty

Lunettes de soleil face à la pluie, profil... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Lunettes de soleil face à la pluie, profil aquilin et veston déboutonné, Tom Petty est apparu en grande forme pour la tournée anniversaire soulignant les 40 ans du groupe.

Etienne Ranger, Le Droit

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Tom Petty et son groupe The Heartbreakers ont fait halte au Canada pour deux concerts uniques. Après Toronto, samedi, ils ont assuré la clôture du Bluesfest en nous gratifiant de l'une des prestations les plus longues et généreuses du festival : deux heures !

Lunettes de soleil face à la pluie, profil aquilin et veston déboutonné, Tom Petty est apparu en grande forme pour la tournée anniversaire soulignant les 40 ans du groupe. 

Quoi de plus logique que de débuter par « la toute première chanson du premier album », en s'emparant de Rockin' around (with you) d'entrée de jeu, non sans avoir été acclamé par une foule d'admirateurs bien décidés à en découdre avec le mauvais temps. 

« Imaginez un vinyle, l'aiguille du tourne-disques tombera ici et là, c'est le concert de ce soir ! », a-t-il lancé à un public compact conquis d'avance. 

Tom Petty et ses Heartbreakers ont livré un incandescent best of, couvrant près de 40 années d'excellence pop rock malgré quelques soucis de micros et de synchronisation vidéo en début de prestation. 

Des images d'archives pour mesurer les décennies écoulées ; des changements constants de guitares comme autant de couleurs de la palette rock ; le concert n'a cessé de remonter le temps avec la connivence d'un public très participatif. I won't back down a rallié les choeurs sans peine, suivie de Free fallin', parfaite pour chanter à l'unisson « And I'm free, free fallin'! ». Reprises à tue-tête par un public d'amateurs, exécutées à la perfection par un groupe ultracompétent, elles donnent sa dimension à l'artiste originaire de Floride.   

En guise de décor, des guirlandes mobiles de boules phosphorescentes n'ont pas dépareillé avec la nostalgie d'un répertoire classique old school, à mille lieues des projections hightech de Muse, la veille. 

Mais Tom Petty dispose d'un atout majeur : un groupe aussi excellent que soudé.

Épaulé, notamment, par les fidèles Mike Campbell à la guitare et Benmont Tench aux claviers, le chanteur sexagénaire arpente la scène guitare en bandoulière avec une remarquable aisance des territoires musicaux. Bon nombre de ses propres classiques défilent, revampés par la participation chorale des soeurs Charley and Hattie Webb, en tournée avec Leonard Cohen lors de ses derniers concerts. 

Une incursion quasi-obligatoire dans l'album Wildflowers a débuté avec It's Good to Be King quand la pluie a redoublé d'intensité.

Ce brusque rafraîchissement ne ralentira en rien les ardeurs des musiciens ni des festivaliers. 

Il fallait s'armer d'une patience infinie pour se faufiler entre les rangs serrés de spectateurs.

Et quitter Tom Petty à petits pas, avant l'ultime Runnin' Down a Dream, et l'impossibilité d'évoquer dans ces lignes les rappels, au moment de mettre sous presse. 

Bref, une clôture de Bluesfest en grand avec Tom Petty et The Heartbreakers !




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