Le Bluesfest face aux orages

Sur les réseaux sociaux, plusieurs spectateurs partagent leurs... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Sur les réseaux sociaux, plusieurs spectateurs partagent leurs craintes de venir assister aux concerts des plaines LeBreton.

Etienne Ranger, Le Droit

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Temps électrique sur le Bluesfest, secoué par les orages mais pas seulement : après les bousculades, comas éthyliques et barrières renversées pour pénétrer sur le site par infraction, l'édition 2017 du plus grand festival d'Ottawa aura donné du fil à retordre à son directeur Mark Monahan. À l'heure du bilan, un examen de conscience s'impose : « Nous allons étudier chaque incident et y remédier lors de la prochaine édition, » rétorque posément le directeur à la journée de clôture, dimanche.

Le nombre d'agents de sécurité et de personnel médical a dû être augmenté suite aux différents incidents, notamment jeudi soir pendant le concert du rappeur américain Migos où le Service des paramédics d'Ottawa et une équipe spéciale de la Patrouille canadienne de ski sont venus en aide à plus de 200 personnes victimes d'agression sexuelle, de traumatisme lié à une chute, d'abus de consommation d'alcool ou d'intoxication. 

« Nous ne pouvons pas contrôler le comportement des spectateurs », se dédouane M. Monahan, dépassé par les événements. 

Mélange des genres

Depuis cinq ans, sa programmation vise à attirer un public plus jeune en conviant les têtes d'affiche internationales de la scène électronique, mais aussi rap et hip hop. Au fil des ans, le bluesfest s'est transformé en festival « trois en un » : il continue de miser sur les aficionados de blues tout en ciblant les amateurs de musique pop et country. Ce mélange des genres aurait-il atteint ses limites ? Sur les réseaux sociaux, plusieurs spectateurs partagent leurs craintes de venir assister aux concerts des plaines LeBreton. 

« L'événement a toujours mélangé les genres musicaux, c'est d'ailleurs l'une des clés de son succès, » réaffirme M. Monahan. Preuve à l'appui : même si le nombre final de spectateurs n'est pas encore confirmé, le directeur s'attend à égaler les quelque 300 000 entrées de 2016, accusant une légère baisse de 10 % des ventes de « passeports jeunes ». 

Après la pluie...

Pour remédier à la pluie qui sévit début juillet, le Bluesfest propose désormais une scène Bluesville protégée d'une tente. Le service météorologique du festival préconise toutefois d'interrompre tous les concerts si un orage se forme dans un périmètre de 12 kilomètres. 

À l'abri du tonnerre et des éclairs, Pink a pu poursuivre son spectacle sous une pluie diluvienne le 9 juillet - « the show must go on », prévient M. Monahan, alors que les prestations de LIVE et de A tribe called red ont été brusquement interrompues peu après 22 h, le 14 juillet. 

« Nous n'avions pas vu les orages se former dans la soirée », explique le directeur. Les détenteurs de billets ont pu bénéficier d'une entrée gratuite en fin de semaine. 

Aux concerts les plus sollicités, cette année, une foule de 30 000 spectateurs s'est réunie pour applaudir Pink et Flume. Selon les ventes de billets, Tom Petty et ses Heartbreakers devraient connaître pareil succès, dimanche.




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