L'autre chapeau Alex Martel

Le directeur artistique du Rockfest, Alex Martel (au... (Courtoisie)

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Le directeur artistique du Rockfest, Alex Martel (au centre) est aussi chanteur des Deadly Apples. Son trio rock se reforme, le temps d'un concert donné vendredi à Montebello. Le « noyau » des Pommes Mortelles est aussi constitué de Gabriel Maurice (à gauche) et d'Antoine Lamothe.

Courtoisie

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Bien caché au milieu de tous les noms tapageurs des artistes invités à «Rockfester» la marina de Montebello cette année, il y a celui, plutôt discret en comparaison, des Deadly Apples.

La réunion de ce petit trio de rock méconnu - qui ne s'était pas produit sur scène depuis sept ans et qui n'ose même pas s'affirmer « metal » de peur d'offusquer les festivaliers purs et durs - est pourtant programmé en fin de soirée, vendredi 23 juin, tout juste avant Rammstein, la grosse tête d'affiche de cette 12e édition du Rockfest.

Pourtant, les Deadly Apples donneront « visuellement le deuxième spectacle le plus impressionnant du Rockfest, après Rammstein », promet le chanteur.

Il faut dire que les Deadly Apples constituent « le band sans lequel le Rockfest n'existerait pas », estime le fondateur et directeur artistique du festival, Alex Martel... qui est aussi le chanteur de ce groupe qu'il a fondé dans sa prime jeunesse. 

En effet, c'était largement pour pouvoir se produire à domicile, à Montebello, qu'il a fondé le Rockfest à l'âge de 17 ans. 

Le trio a eu le temps de tourner (dans des festivals où vociféraient Korn ou Rob Zombie), de collaborer avec Paul Barker (de Ministry et Puscifer) et d'enregistrer quelques chansons. En 2005, le trio a fait paraître un démo, Metamorphosis Has Begun, qu'Alex Martel « préférerait oublier » aujourd'hui, puis le minialbum, Infected », paru en 2008. En 2011, la bande a ensuite trouvé le temps d'aller à Nashville pour enregistrer un album complet, Petty, mais pas celui de le graver ni encore moins d'en faire la promotion. 

Sauf qu'en 2011, face à l'ampleur aussi rapide qu'insoupçonnable que prenait le D-Tox Rockfest (devenu Amnesia Rockfest en 2013, transformé en Budweiser Rockfest, cette année ; les changements de commanditaires sont un indicateur clair de sa croissance), les Deadly Apples ont dû mettre leurs activités « sur la glace ». Et tant pis pour Petty, lequel avait pourtant été conçu sous la direction de « Vance Powell, qui a fait tous les projets de Jack White », précise le chanteur. L'album a même bénéficié de la présence de James 'Munky' Shaffer, de Korn, guitariste invité sur deux chansons.

« Le dernier show qu'on a fait, ironiquement, c'était au Heavy MTL », et non au Montebello Rockfest, se souvient Alex Martel, qui a convaincu le reste du « noyau » du groupe - Gabriel Maurice et Antoine Lamothe - de remonter sur scène en sa compagnie, afin de corriger cette anomalie dans l'histoire de leur band

Comme Alex Martel a le sens du show, il promet « une prestation visuelle à la hauteur de ce qu'on voulait faire il y a longtemps », avec des éclairages très élaborés et un mur L.E.D. Plusieurs équipes expertes en effets visuels lui ont prêté main-forte, dont une qui a travaillé sur l'environnement visuel de Céline Dion, affirme-t-il.

« C'était intense dans le temps. Là, on est un peu plus vieux. Mais on va donner un bon show. »

Et comme il a le sens de la business, il a mis en ligne sur le Bandcamp du groupe, en même temps qu'il annonçait ces retrouvailles, quatre des onze chansons de Petty, histoire que la foule puisse le découvrir leur matériel, soit capable d'en fredonner quelques passages, vendredi. 

En avril dernier, il lançait un vidéoclip : la chanson Further, où apparaît « Munky ». Le clip, tourné à Montebello, a été réalisé par le batteur du groupe, Antoine Lamothe, qui est réalisateur pour la boîte de production montréalaise Quartier Général. 

L'enregistrement du disque s'est déroulé sur « plus d'un an ». Comme « on a mis beaucoup d'argent de nos poches, on ne voulait pas le sortir n'importe comment, et que ça passe inaperçu... Mais on sortira éventuellement l'album au complet, un jour, mais à nos conditions ».

Pour l'instant, il s'agit d'une « réunion exclusive ». 

« On n'a pas d'autres plans pour l'avenir. Mais il ne faut jamai dire 'jamais !' », se commet le directeur artistique du Rockfest.

Pour y aller

Vendredi 23 juin, 23 h

Marina de Montebello

montebellorockfest.com




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