10e et dernière édition du Festival Outaouais Émergent

We Are Wolves seront de nouveau présent pour... (Courtoisie)

Agrandir

We Are Wolves seront de nouveau présent pour ce dernier tour de piste du Festival de l'Outaouais émergent.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les organisateurs du Festival Outaouais Émergent (FOÉ) ont confirmé mardi la mort du festival, annoncée pour cet été. Mais le FOÉ ne tirera pas sa révérence avant de tenir une ultime édition dans le Vieux-Hull. Non pas endeuillée, mais aussi festive qu'auparavant. Car on soulignera sa mort... mais on célébrera aussi son existence.

Malgré le trépas annoncé, les responsables des Productions des Outaouais motivés (POM) gardent le sourire, convaincus qu'ils peuvent aujourd'hui clamer « mission accomplie ! », dans leurs efforts pour dynamiser le centre-ville. Ils promettent même de s'amuser jusqu'au bout avec la fin du FOÉ. Le deuil servira de thématique à la fois drôle et funèbre à cette 10e édition, laquelle sera - c'est une première - entièrement gratuite, sauf pour quelques spectacles présentés en salles. 

Le FOÉ change de dates et d'emplacement. Cette ultime édition se tiendra du 18 au 20 août (plutôt qu'en septembre). Le site principal est quant à lui rapatrié au parc Portage, derrière la Maison du citoyen.

« Rétrospective »

« Qui dit anniversaire dit rétrospective », souligne pour sa part la directrice artistique du festival, Claude Myre Bisaillon. Assumant sa vocation nostalgique, la programmation musicale met l'accent sur des artistes - émergents ou à présent émergés - qui ont déjà été honoré le festival de leur présence par le passé. 

Cette année, on pourra (re)voir entre autres We Are Wolves, Kroy (Camille Poliquin, du duo Milk & Bones), la chanteuse-danseuse La Bronze, le duo 37 Laval (qui fut de la toute première édition du festival), ou encore les projections cinéma du groupe rock expérimental Standish Hall. Le slam sera encore une fois à l'honneur.

Quelques « découvertes » se glissent dans cette liste, histoire du « perpétuer la tradition du FOÉ », glisse la directrice artistique. Parmi ces nouvelles têtes figurent la « fanfare dynamite » Grüv'n'Bass, le provocateur quatuor féminin Vulvets, la chanteuse folk Beyries, le jeune beatboxeur Hamza Eli (finaliste de Cégep en spectacles, partenaire de ce 10e FOÉ) et le collectif de poésie Joual de Bataille.

Au rang des spectacles payants (programmés dans les bars du Vieux-Hull) citons la bande métal The Agonist, le collectif Nomadic Massive, le groupe Qualité Motel et un cabaret de drag queens présenté dans le cadre de la Semaine de la fierté.

Artisans, artistes et exposants sont invités à s'inscrire (en ligne) au Souk sur l'île, qui se tiendra dans l'agora de la Maison du citoyen.

Hors scène, plusieurs activités permettront de décliner la thématique mortuaire, dont une « projection léthale », le pique-nique de la Mort, un gros party de funérailles., et une « lecture du testament et partage des biens » sous forme d'encan.

Nouveau départ

La décision de mettre un point final au FOÉ n'est pas financière, précise le directeur général du FOÉ, Maxime Gauld. « Le déficit accumulé dans les dernières années est de moins de 10 % de notre budget. C'est peu ; ça n'est pas une raison valable pour arrêter », assure l'administrateur, selon qui il était simplement « temps de se reposer la question : 'qu'est-ce qu'on veut faire ? »

Les POM, elles, ne rendent pas l'âme. Ses responsables promettent au contraire qu'ils bouillonnent d'idées. Et qu'ils mettront en place d'autres initiatives contribuant au développement culturel, économique et communautaire du Vieux-Hull, précise M. Gauld. « On fera peut-être de plus petits événements, pour redémarrer les choses. [...] On ne sait pas encore ce qu'on va faire précisément, mais au FOÉ, on a toujours travaillé sans être jamais sûrs de rien, alors ça ne stresse personne... » sourit-il.

Bien que la fin du FOÉ puisse sembler un coup dur aux efforts déployés pour revitaliser le Vieux Hull, la conseillère du district de Hull-Wright, Denise Laferrière ne se disait « pas du tout pessimiste ».  

« L'animation du centre-ville, c'est toujours un éternel recommencement ! Il y  a eu les Concerts du crépuscule [jusqu'en 2004], le festival d'humour [le Grand Rire de Gatineau, jusqu'en 2008]. Cet été, la Fête Nationale revient sur la rue Laval, ça va attirer du monde... »

« Les POM ont tenu le fort pendant ces premières années [de vide], quand il était important que quelqu'un le fasse », poursuit la conseillère, convaincue que « cet élan-là va se transformer », grâce à la « dynamique équipe » des 'motivés'.  

Le coeur des POM n'ayant que peu changé en 10 ans, « beaucoup de compétences se retrouvent au sein de l'organisation », constate-t-elle. 

« C'est du monde passionné, qui ont envie de s'investir », lance-t-elle, confiante. 




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer