Un Bluesfest calibré pour les visiteurs

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Le rappeur 50 Cent

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Le rappeur 50 Cent et la chanteuse P!nk (Pink) fouleront l'une des scènes du Bluesfest d'Ottawa, les 8 et 9 juillet respectivement.

À l'occasion de cette 23e édition du Bluesfest, les Plaines LeBreton recevront également Tom Petty (qui viendra clôturer le festival avec ses Heartbreakers, le 16 juillet) ainsi que la bande de Muse (le 15), la rockeuse américaine Melissa Etheridge (le 7), la vedette du country Toby Keith (le 6). Parmi les autres têtes d'affiche attendues entre le 6 et le 16 juillet, citons rapidement le Sam Roberts Band (le 6), la bande de LIVE (le 14), ou encore l'Australien Xavier Rudd.

Le festival dévoilera ce mardi matin (21 février) la liste des 82 artistes dont la présence  à Ottawa est confirmée, mais que le directeur artistique artistique du Bluesfest, Mark Monahan, a bien l'intention d'étoffer encore un peu dans les prochains mois. 

Du duo folk Tegan And Sara au bluesman Slam Allan en passant par les sonorités électro-tribales du trio de DJ issus des Premières Nations A Tribe Called Red, sa liste est aussi éclectique qu'à l'accoutumée - le « défi » du Bluesfest étant « précisément » de séduire « un très large public » en proposant « tant du rock classique que du pop et de la country, ou encore du rap, particulièrement populaire auprès de la plus jeune clientèle », rappelle  M. Monahan. 

« On a réussi à mettre la main sur plusieurs têtes d'affiche après lesquelles on court depuis plusieurs années », se réjouit le directeur artistique, en citant Tom Petty « qui n'est pas passé par Ottawa depuis 1981 », ainsi que Muse et P!nk, qui n'ont tout bonnement jamais mis les pieds dans la capitale fédérale.

Parce que l'édition 2017 coïncidera avec le 150e anniversaire de la Confédération, l'organisation du Bluesfest a mis les bouchées doubles pour réserver des pointures de calibre international, capables d'attirer les visiteurs de l'extérieur de la région d'Ottawa-Gatineau. 

C'est d'ailleurs cette optique marketing qui a motivé le festival à proposer, pour la première fois cette année, des « laissez-passer de fin de semaine », correspondant aux deux week-ends distincts du Bluesfest, en sus du traditionnel bracelet permanent, plus cher et moins susceptible de séduire cette clientèle extérieure.

« Pour le 150e, on a vraiment voulu offrir quelque chose de spécial. Et je pense qu'on y est parvenu », dit-il en référence à tous les gros canons américains pré-cités.

Ce faisant, M. Monahan a néanmoins pris garde de ne pas lésiner, 150e oblige, sur la saveur canadienne de l'événement. Le rockeur Sam Roberts, Tegan and Sara ou encore July Talk font partie de ces « figures proéminentes de la musique canadienne » dont nombre d'entre elles clôtureront les soirées, sur l'une ou l'autre des scènes secondaires du Bluesfest.

« On est engagés à programmer le plus de Canadiens possible. Notre grande priorité, cette année, est d'ailleurs de se focaliser sur les musiciens de la région d'Ottawa », fait-il valoir en laissant entendre qu'« une cinquantaine de noms » de la liste sont issus de la région. C'est par exemple le cas d'A Tribe Called Red, mais aussi de Fevers, The Jivewires, et du duo folk Twin Flames.

Retour au blues

Le festival, qui se fait régulièrement reprocher de ne plus être  assez fidèle à ses origines et à son nom, convient le directeur artistique, revient en force à ses racines. 

« C'est clairement la programmation le plus blues qu'on a eu depuis des années », résume M. Monahan en égrenant les noms de plusieurs bluesmen prestigieux - notamment Gary Clark Jr (le 12 juillet), Matt Andersen (le 7), The Fabulous Thunderbirds (le 13) et Slam Allen (le 9) - ou moins connus, tels Molly Hatchet et Sugaray Rayford (le 8).

Le plus jeune public se réjouira de pouvoir danser sur les vagues électros de LCD Soundsystem, sur les rythmiques surf-root de l'Australien Xavier Rudd, ou sur le flow des Dead Obies, qui font partie des très rares Québécois à s'être frayé un chemin parmi les 82 noms dévoilés mardi. 

Parmi les formations que M. Monahan a le plus hâte de pouvoir apprécier en personne : les énergiques rockeurs de The Shins ainsi que Brandi Carlile, qui était programmée l'an dernier, mais qui avait dû annuler sa prestation.

« C'est une programmation de classe internationale », estime quant à lui le comédien natif d'Ottawa Dan Aykroyd, appelé à commenter cette mouture du Bluesfest. Elwood Blues, alter ego de Dan Aykroyd et moitié du mythique duo des Blues Brothers, ne montera pas sur scène, mais se pointera vraisembablement en tant qu'invité, a laissé entendre M. Monahan.




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