Un troisième drapeau rouge au FMG

En soirée, les vents soufflaient à 15 noeuds... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

En soirée, les vents soufflaient à 15 noeuds - soit environ 30 km/h - au parc de la Baie, presque le double de la limite de 8 noeuds, ou 16 km/h.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le bal des annulations de vol s'est poursuivi vendredi soir, au deuxième soir du Festival de montgolfières de Gatineau.

La première envolée était prévue jeudi soir, lors du coup d'envoi du festival. Mais des vents trop forts ont contraint l'organisation à annuler le spectacle qui met de la couleur dans le ciel de Gatineau quelques soirs durant, à chaque mois de septembre depuis 29 ans. Vendredi matin, même scénario; cette fois, ce sont les journalistes de la région qui ont été privés de l'envolée médiatique.

Nombreux étaient les festivaliers déçus qui auraient voulu voir la quarantaine de ballons prendre le large devant leurs yeux. Mais ce n'est ni leur faute, ni celle des aérostiers, et encore moins celle du Festival: c'est celle de mère Nature. En soirée, les vents soufflaient à 15 noeuds - soit environ 30 km/h - au parc de la Baie, presque le double de la limite de 8 noeuds, ou 16 km/h.

Contrairement aux spectateurs, ce troisième drapeau rouge ne semblait aucunement déranger la pilote Danielle Francoeur. «Pour gonfler, si le vent est trop fort, on n'arrive pas à tenir le ballon. Et pour atterrir, là, si les vents sont trop forts, on est à risque de se blesser, explique celle qui compte une trentaine d'années d'expérience dans la nacelle. C'est un peu capricieux, la montgolfière, mais on est prêts à tous ses caprices pour le plaisir que ça nous donne!»

«Capricieux», le mot est bien choisi. Car même le pilote le plus expérimenté ne peut pas voler quand bon lui semble. Jean-François Bussières, lui aussi pilote depuis plus de trois décennies, explique que l'été, les aérostiers ont deux fenêtres par jour pour voler. Du lever de soleil jusqu'à trois heures plus tard, puis dans les trois heures qui précèdent le crépuscule, l'air est plutôt stable. Entre les deux, «il y a beaucoup plus d'activité» en ce qui concerne les courants d'air. 

«Comme le seul contrôle qu'on a sur le ballon est en altitude, si on est dans un courant d'air ascendant ou descendant, on n'a plus de contrôle. Ce serait comme se promener avec une voiture sans volant ni freins», illustre-t-il.

Ceux qui voudraient tenter leur propre expérience devront toutefois s'armer de patience. D'abord, il faut obtenir une licence au bout de 16 heures de vol et presque autant d'heures d'apprentissage théorique. Mais en raison de la configuration de la région, où il est impossible de voler vers le nord en raison de l'absence de champs où atterrir dans le parc de la Gatineau, et où les vents doivent être assez forts pour pousser la montgolfière de l'autre côté de la ville, le Festival demande aux pilote d'avoir cumulé au moins 75 heures de vol avant de décoller du parc de la Baie. Et encore, si on veut posséder son propre ballon, il faut débourser près de 20 000 $ pour une nacelle neuve en plus de 30 000 $ simplement pour l'enveloppe, qu'il faut remplacer après 300 heures de vol.

L'absence d'envolée n'a pas empêché le festival de battre son plein de l'autre côté de la clôture, où le parc grouillait de visiteurs venus voir l'hommage à Prince et à David Bowie par Brigitte Boisjoli, Annie Villeneuve, Élizabeth Blouin-Brathwaite, Valérie Carpentier, Gregory Charles, Dan Bigras, Martin Deschamps, Maxime Proulx et pour un deuxième soir, Véronic DiCaire. Samedi soir, Marc Dupré sera sur scène avec ses invités, Marie-Mai, Geneviève Leclerc et Yvan Pedneault

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer