Des feux «à l'horizontale» pour la grande finale

Le directeur technique de Royal Pyrotechnie, Alain Bouthillier,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le directeur technique de Royal Pyrotechnie, Alain Bouthillier, se prépare pour la finale des Grand Feux, samedi.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Au tour de Royal Pyrotechnie (RP), équipe hôtesse des Grands Feux du Casino du Lac-Leamy, de montrer de quel bois - ou quelle poudre -  elle se chauffe.

Samedi, en finale, les artificiers québécois remonteront le temps afin de souligner, à travers le spectacle pyromusical Flashback, 1960 à aujourd'hui les 50 ans d'existence de leur firme. Au cours de la soirée sera aussi révélé le nom de l'équipe qui s'emparera du trophée Zeus, parmi les quatre pays venus concourir cette année.

Déterminée à profiter du «vaste espace de travail» à leur disposition (quelque 600 pieds séparent la rampe de lancement, sur la rivière des Outaouais, des spectateurs), la firme québécoise va «innover un peu»... notamment en jouant davantage avec les «effets horizontaux», explique le directeur technique de RP, Alain Bouthiller. Les fusées seront souvent  «projetées vers le public, au niveau de l'eau, plutôt que dans le ciel». Pas de panique, «ce sont des bombes qu'on a déjà utilisées», rassure-t-il.

Le tout servi sur une trame sonore qui n'a «rien d'ennuyant!» «Ça va un peu ressembler à Foti [l'équipe australienne]: on part avec Elvis, puis on enchaîne sur les Beach Boys, les Beatles, Led Zeppelin et les grands succès des années 1970...» Puis le fil musical continue de se déployer chronologiquement, «sans moment calme», jusqu'aux grands succès contemporains.

L'équipe, promet M. Bouthiller, est mue par le constant désir de se renouveler, d'offrir à son public quelque chose de différent chaque fois, en «utilisant de nouveaux produits et de nouvelles techniques». 

Les Grands Feux servent d'ailleurs de précieuse pépinière d'idées à Royal Pyrotechnie: «Foti, ce sont aussi des manufacturiers, qui sont venus avec de nouveaux produits. [...] Jeeton (l'équipe chinoise) aussi. On a découvert 10 ou 15 produits qui nous intéressent», dit-il, encore ébloui par les carrés et les smileys aux formes géométriquement «parfaites» qui ont déchiré le ciel gatinois, et qu'il admirait pour la toute première fois.

 «La compétition était assez relevée cette année. Elles se sont vraiment challengées et, pour nous, ç'a été un gros défi, chaque fois, de tout [installer] en trois jours. 

«Et le plus intéressant, c'est que chaque équipe a exploré un style différent. Ç'a a été un mélange heureux.» 

«On est le deuxième plus gros show pyrotechnique au Canada [juste après celui de La Ronde]. Pourquoi ne pas se donner l'objectif d'être le premier, d'ici cinq ans?» conclut l'artificier en chef.

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