Gatineau vibre country-pop

Le mélange des genres a comblé les spectateurs... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le mélange des genres a comblé les spectateurs de cette première soirée franchement réussie.

Etienne Ranger, LeDroit

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Quatre artistes de la région pour donner le coup d'envoi du 24e Festival country du Grand Gatineau (FCGG). D'un côté, Genesis Ritchot et Vanessa Lavoie en fidèles représentants du country; de l'autre, Geneviève Leclerc et Stéphanie St-Jean en dignes ambassadrices de la pop. Un mélange des genres qui a comblé les spectateurs trop peu nombreux - le chapiteau au Casino du Lac-Leamy étant à demi-rempli - à cette soirée franchement réussie.

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La candidate de La Voix a entre autres séduit le public avec les chansons Le monde est stone, Last Name et River Deep Mountain High.

Etienne Ranger, LeDroit

C'est à Genesis Ritchot qu'est revenu l'honneur de lancer les festivités, accompagné de ses musiciens. De You Shook Me All Night Long de groupe rock AC/DC à Touch of Your Lips, une ballade composée par son père, en passant par What We Ain't Got de Jake Owen qui lui a valu une place à La Voix, le chanteur a teinté de riches couleurs country son répertoire. 

Pour annoncer l'arrivée de Vanessa Lavoie, il interprétera avec elle When You Say Nothing at All, un duo acoustique magnifiquement livré. Seule, elle entame ensuite Blue Moon of Kentucky, montrant ainsi l'ampleur de son registre. Elle offrira ensuite quelques chansons de son album enregistré à Nashville, l'émotion atteignant son comble avec Daddy's Love

Après une pause, Geneviève Leclerc de La Voix a fait son entrée, fort attendue. Puissamment, d'une justesse impeccable, elle a livré Le monde est stone, la chair de poule gagnant la foule. Elle fera une brève incursion country, qu'elle connaît peu de son aveu, avec Last Name de Carrie Underwood, prouvant que tous les styles sont à sa portée. 

Suivra River Deep Mountain High, qui nous fera oublier Tina Turner, rien de moins. Puis, Je suis malade, assurément, avec laquelle elle achèvera le public. Car oui, une tornade d'émotions et de talent venait de passer. Ovations à répétitions, on lui servira. 

Finalement, Stéphanie St-Jean. Tout juste à ma gauche, une vingtaine de personnes - famille et amis - venues l'applaudir à tout rompre. Tout le chapiteau, d'ailleurs. «Une boule d'énergie qui est restée authentique», comme le dit Lise, sa cousine. 

Chaleureuse et si attachante, elle enchaînera notamment avec Folsom Prison, Let Her Rip, Any Man of Mine, dédiée à sa grand-mère, et Ma Chambre, en guise de conclusion. Tout au long de sa prestation, on s'émerveillera devant sa présence charismatique, comme si elle était née sur scène.

«Je ne suis pas là pour éduquer la terre entière, mais si je peux apaiser quelques tourments, ça me fait plaisir.»

Geneviève Leclerc

De cette première au FCGG, on se souviendra surtout du passage de Geneviève et Stéphanie qui ont littéralement soulevé la foule, les deux nous rappelant constamment leur amour pour Gatineau. Que Gatineau leur a bien rendu. 

L'effet Geneviève Leclerc

Si on arrive tôt sur les lieux d'un spectacle, il faut toujours zieuter du côté de la première rangée, car là se trouve nécessairement une belle histoire à raconter.  C'est que les vrais fans, les irréductibles, y attendent religieusement leur idole. 

Dans ce cas-ci, elles étaient cinq, venues de Laval, Terrebonne et d'ailleurs, et qui la suivent à tous ses spectacles. Sandrine, Sophie, Johanne, Laurence et Lorry ont dans leur coeur Geneviève Leclerc. Il y a sa voix, qui «transperce», disent-elles. Sa présence, qui «captive», ajoutent-elles. Mais surtout, il y a la «femme», un modèle pour celles qui ont dû ou doivent encore «composer» avec leur orientation sexuelle. Et qui a changé leur vie, me confiera-t-on... 

Rencontrée vers 19h, Geneviève Leclerc avoue être étonnée par l'impact qu'elle a sur les gens. «Il faut cesser de mettre les gens dans des boîtes, comme on le fait avec le country, explique-t-elle. C'est la peur et l'ignorance qui poussent les gens à entretenir des préjugés. Je ne suis pas là pour éduquer la terre entière, mais si je peux apaiser quelques tourments, ça me fait plaisir.» Une force tranquille, grande classe cette Geneviève.

À surveiller jeudi soir, le Gaspésien Irvin Blais et ses musiciens.

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