La région bien représentée au FCGG

Genesis Ritchot... (Courtoisie, Ledurt // Photo & Design)

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Genesis Ritchot

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Le Droit

Quatre artistes de la région d'Ottawa-Gatineau sont réunis pour donner le coup d'envoi du Festival country du grand Gatineau (FCGG), le 3 août. Une soirée à mi-chemin entre la pop, le country et La Voix . Deux authentiques voix country, Genesis Ritchot et Vanessa Lavoie, se mêlent à celles de Stéphanie St-Jean et Geneviève Leclerc. Portraits.

Genesis Ritchot

Loin d'envisager une légendaire carrière, Genesis Ritchot, le versant country-folk du quatuor, se satisfait du «plaisir» de faire de la musique, en parallèle à son métier de designer graphique et à ses études - qu'il reprendra en septembre, pour se consacrer à l'enseignement. Depuis La Voix, il a donné quelques concerts dans la région, à La Grange, au Festival folk et guitares d'Aylmer, ou à l'école Hormisdas-Gamelin. Mais jamais rien d'aussi gros que le chapiteau du FCGG, qui peut contenir 4800 places. 

Genesis réalise bien « la chance » que constitue pour lui cette première participation au FCGG, mais l'imperturbable jeune homme ne se laisse pas envahir par le stress. Après tout, ce n'est pas une prestation solo, mais «juste une autre étape, une expérience dont je sais que je vais retirer beaucoup», dit-il, flegmatique. Pour lui, il s'agira surtout de vivre pleinement ce «beau moment» à partager avec ses deux complices de La Voix et son amie Vanessa, avec qui il est déjà monté sur scène cinq fois (au sein de la troupe des anciens du Concours de la relève culturelle). 

Bref, une soirée de «retrouvailles» qu'il entend bien conserver douillettement dans ses souvenirs.

Il y présentera un duo avec Stéphanie St-Jean et un autre avec Vanessa Lavoie. « Majoritairement des reprises », dit Genesis Ritchot. La seule chanson originale sera Touch of Your Lips, une pièce composée par son père. Quant aux autres morceaux, Genesis, pour mieux ménager l'effet de surprise, n'en dévoilera pas les noms.

« J'écris des chansons mais je ne suis pas encore prêt à les faire entendre. » Un album serait donc en préparation? « Je ne pense pas du tout à ça. Je veux simplement prendre le temps de les perfectionner, parce que je me suis promené entre différents styles ces dernières années... Elles ne sont peut-être pas toutes unifiées ». 

Sa rencontre avec la musique country est assez récente. « J'ai découvert le country il y a trois ans. Ce sont mon frère et ma blonde qui m'ont fait embarquer. J'en joue beaucoup plus qu'avant, mais je garde mes racines folk, que j'aime ressortir à l'occasion. »

L' amie Vanessa Lavoie s'est empressée de le convaincre de céder vocalement à la tentation. « Elle m'avait dit que ma voix marcherait bien sur  une chanson de Hunter Hayes. J'ai essayé, et j'ai pu confirmer qu'elle avait raison. [...] J'ai continué à me pratiquer et ç'a fait évoluer ma voix dans cette direction », partage celui qui se dit influencé par Luke Bryan, Randy Houser et le Zac Brown Band.

Yves Bergeras, LeDroit

Geneviève Leclerc

Geneviève Leclerc... (Archives, La Presse) - image 4.0

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Geneviève Leclerc

Archives, La Presse

« Est-ce que ça se dit, que je suis une débutante dans le genre, mais que j'aime vraiment ce que je découvre? »

La trentenaire soutient gaiement être en « immersion country totale » depuis trois jours, afin de choisir les quatre chansons qu'elle revisitera le 3 août.

Celle qui a ému le public par sa reprise à fleur de peau de Je suis malade lors de La Voix est bien consciente de s'éloigner du registre par lequel elle s'est fait connaître du Québec.

«Mon rapport au country est tout nouveau, je ne le cache pas. C'est parce que je connaissais mal le genre, que j'étais restée avec du vieux country-western en tête et que je n'avais pas tendu l'oreille à tout ce qui se fait actuellement dans ce style!»

Elle cite Carrie Underwood, dont le répertoire «pour quelqu'un qui s'initie au country d'aujourd'hui» est aussi intéressant qu'accessible. «Il y a beaucoup de chansons à voix, très dynamiques, qui sont de beaux défis pour moi. Et puis, il y a les textes, comme celui de Last Name, qui me fait rire et groover d'une nouvelle façon.»

En fait, Geneviève Leclerc, qui a toujours accordé une attention particulière aux paroles des chansons qu'elle interprète, n'en revient pas d'être « passée à côté » d'autant de matériel potentiel à reprendre.

« Pourtant, ça fait longtemps que plusieurs membres de ma famille me disent que je devrais prendre le temps de lire les textes de toutes ces histoires...»

À force de se familiariser avec le genre, elle comprend mieux que « même les enfants de [s]es amis qui ont genre 10, 12 ans adorent le country! Ce n'est certainement pas un genre musical en déclin! »

Geneviève Leclerc se considère donc chanceuse d'avoir été invitée au festival gatinois, au côté  d'« un pro du country » tel Genesis Ritchot. « Si je ne suis pas sûre de mon coup, c'est vers lui que je vais me tourner! J'espère juste que les gens seront ouverts à l'idée de m'entendre dans ce registre, parce que moi, je suis en train de m'ouvrir à tout un monde. »

S'il est certain qu'elle teintera son premier album à venir de jazz et de rock, il n'est pas exclu qu'elle ose une touche de country ici ou là. « J'explore plein de trucs, en ce moment », affirme celle qui est en pré-production, secondée par Anne Vivien à la direction artistique et Toby Gendron à la réalisation.

Valérie Lessard, LeDroit

Stéphanie St-Jean

Stéphanie St-Jean... (OSA images, TVA) - image 6.0

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Stéphanie St-Jean

OSA images, TVA

Le nom de Stéphanie St-Jean n'est pas particulièrement associé à la musique country, mais c'est simplement parce qu'elle n'a pas dévoilé toutes ses facettes à la télé, explique la gagnante de La Voix IV. Car le country, rappelle-t-elle, fait partie de son ADN familial. 

Sa petite participation en duo (Embarque dans mon char) sur le dernier album, éminemment country, de Boom Desjardins, donnait un indice du plaisir qu'elle éprouve à soulever ses dreads, et faire apparaître ses racines country. 

«Ma famille est vraiment country à l'os. J'en écoute et j'en chante depuis que je suis toute petite. J'en ai rarement interprété, [...] parce que j'ai encore plus d'amour pour le rock et le blues, mais le country, vraiment, j'adore ça!» 

C'est elle, bien sûr, qui fermera la marche de ce concert collectif. Non pas en 'countryfiant' sa voix ou ses chansons, mais en interprétant quelques classiques puisés dans le répertoire country. «Je n'aurai pas grand-chose de pas connu!» dit-elle en déclinant, avec le sourire, de détailler les surprises préparées... sauf pour avouer qu'elle glissera une chanson de Shanya Twain, qu'elle «écoute ben gros en ce moment ». 

«Ça va être tout un show! Du country-soul à plein poumon, rigole-t-elle, parce que tout ce que je chante, je le rends habituellement très soul. » 

Elle fera en revanche l'impasse sur sa chanson country favorite, The Dance, de Garth Brooks. «Elle me fait frissonner à chaque fois. L'ambiance, les paroles sont tellement belles! Je revois mes grands-parents et mon père, qui la chantaient, et on dirait que ça me réconforte. C'est comme une doudou!»

La native de Buckingham a récemment déménagé à Montréal afin de limiter les allers-retours constants que lui imposait sa nouvelle notoriété. «Je suis une lève-tard et il fallait que je préserve mon beauty sleep», dit en éclatant de rire celle qui s'apprêtait à participer aux pré-auditions montréalaises de LaVoix V, le 29 juillet, au lendemain de notre entrevue. «Je vais aller rencontrer les gens, les aider à dé-stresser», dit-elle, fébrile à l'idée de retrouver cette atmosphère.

Elle s'attelle aussi à la production d'un album, sous la direction artistique de Stéphane Laporte. «La machine est en marche, on a plein d'idées sur la table. [...] Peu importe la direction ou le style qu'on choisira, on se disait que dans le fond, avec moi, tout va devenir soul. »

Elle a «l'impression que les étoiles sont bien alignées», mais il reste des portes à défoncer. «Ce n'est pas parce que j'ai présentement ce que je veux, que je vais arrêter de foncer. C'est dans ma personnalité de toujours pousser plus. » Elle dit pouvoir se contenter longtemps de sa situation actuelle. «Mais si je peux finir par être internationale, et bien go! »

Yves Bergeras, LeDroit

Vanessa Lavoie

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Vanessa Lavoie

Courtoisie, Martin Lecompte

Ayant été éconduite aux auditions de la première mouture de l'émission LaVoix, Vanessa Lavoie est la moins connue des quatre têtes d'affiche. Paradoxalement, c'est pourtant elle qui a la plus longue feuille de route, avec à son actif quelque 500 prestations, neuf participations à Saint-Tite, et un album éponyme, «plutôt franco», plutôt calme, et seulement numérique. Cette auteure-compositrice-interprète n'a pourtant que 21 ans. Sa carrière professionnelle exceptionnellement précoce, débutée à l'âge de 12 ans, explique un tel chiffre.

On a aussi pu entendre la jeune chanteuse en première partie de Simple Plan, en 2012, au Festival de montgolfières de Gatineau, et sur le dernier disque de Sandra Dorion (Nuance), avec qui elle a repris en duo la chanson Don't Turn And Walk Away.

En 2015, le musicien américain Jim Richardson Jr prend la demoiselle sous son aile, bien décidé à faire connaître le nom de Vanessa Lavoie dans son pays. Elle se greffe alors à Missile Records, une maison de disques basée au Mississippi, mais rompt son contrat au bout de quelques mois, estimant que les choses n'avançaient pas assez vite, explique sa mère et gérante, Julie Lavoie. 

Le rêve américain débloque au début 2016, quand Richardson Jr lui offre Butterfly Feeling, chanson qui sera couronnée «meilleure chanson Country/Pop » au Akademia Music Award, à Los Angeles, en mars. Trois mois plus tard, Richardson, à présent associé au producteur John Raby, l'invite à Nashville, toutes dépenses payées, pour enregistrer un second disque - au ToneSlinger Studio, lieu fréquenté par Garth Brooks, précise-t-elle. « J'étais entourée de musiciens d'excellence. » 

Le duo est en train de lui organiser une tournée états-unienne, dans la foulée de cet album cette fois 100% anglophone, dont la sortie est prévue en septembre - des deux côtés de la frontière, espère-t-elle.

 « Nashville, c'est un rêve de petite fille qui s'est réalisé », souffle celle qui a l'ambition de faire carrière aux États-Unis. « J'aimerai gagner un Country Music Award là-bas », dit-elle. « C'est dur de percer, ça prend les bons contacts, et on a parfois des déceptions, parce que les gens promettent des choses qu'ils ne font pas toujours. Mais [grâce à Richardson Jr], je m'en sors très bien ! » 

À Gatineau, elle donnera un avant-goût du disque. « Je vais faire trois chansons, dont Dady's Love, une des deux que j'ai composées. »

Yves Bergeras, LeDroit

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