Tout un éventail de goûts au Bluesfest

Chose certaine, peu importe l'âge, la foule présente... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Chose certaine, peu importe l'âge, la foule présente sur les plaines LeBreton jeudi soir n'a pas semblé s'ennuyer.

Etienne Ranger, LeDroit

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En attendant Billy Idol, les amateurs de musique avaient l'embarras du choix pour la soirée d'ouverture du 22e Bluesfest d'Ottawa.

Plusieurs festivaliers ne se sont pas trop cassé la tête et se sont immédiatement dirigés vers la scène principale, où le légendaire rockeur anglais allait se produire. C'est un de ses compatriotes britanniques, Joe Jackson, qui avait la tâche de les faire patienter.

Dès les premières notes de Is she really going out with him, la foule s'est réchauffée quelque peu et s'est mise à danser.

À l'extrémité ouest du site, les gens se sont massés pour écouter le rock atmosphérique du groupe australien Boy & Bear. À cette musique s'est joint un magnifique coucher de soleil qui se profilait sur la rivière des Outaouais, difficile de demander mieux.

Puis, encastré entre l'arrière du Musée canadien de la guerre et une butte, l'artiste blues de Nanaimo, David Gogo, se produisait. Avant sa performance, une animatrice a permis de confirmer une chose en demandant à la foule qui allait voir Billy Idol plus tard. La réponse était pratiquement unanime. Loin d'un désaveu envers ces artistes, le rockeur britannique était l'incontestable tête d'affiche, jeudi.

Le rap, un style à part

En fait, face à la scène principale, à l'autre extrémité des plaines, un autre massif rassemblement s'opérait, une heure avant l'entrée en scène de Billy Idol.

C'est pour le rappeur californien Schoolboy Q qu'une foule s'est entassée devant la scène Claridge. Ils n'étaient peut-être pas aussi nombreux qu'à l'autre bout du site, mais l'énergie des amateurs de rap de la région était indéniable.

Un contraste remarquable avec l'ambiance du spectacle de Joe Jackson où les sandales et les chaises de parterre étaient légion. Pour Schoolboy Q, des souliers un peu plus robustes étaient certainement de mise.

On parle d'un amas d'amateurs de rap, presque exclusivement âgés de moins de 25 ans. Des gens qui ne craignent pas les contacts, gardent les bras dans les airs, hurlent au possible et bondissent sans arrêt, et ce, même avant que leur favori se pointe le bout du nez.

Les rares personnes plus âgées présentes de ce côté des plaines LeBreton comprennent à quel type de spectacle ils ont affaire et embrassent cette énergie. Le représentant du Droit, plutôt en retrait pour observer la foule, a été interpellé par une dame d'une cinquantaine d'années.

« Il faut aller dans le mosh pit, c'est là que ça se passe. Il faut vivre l'expérience complète », nous a-t-elle invités. Une offre poliment déclinée, cette fois-ci.

Schoolboy Q ne semblait pas déçu de cette énergie. Après sa première chanson, il a rappelé que son nouvel album sortait trois heures plus tard.

« Je suis passé à ça d'annuler le spectacle, mais f**k that, je vais être au Canada quand ça va se passer. »

Le BluesFest, c'est...

Pas moins de 180 artistes

Pour ne nommer que ceux-ci: The Lumineers (9 juillet), John Fogerty (10 juillet), The Red Hot Chili Peppers (15 juillet) et Duran Duran (16 juillet)

Un site principal 

Le festival se déroule à nouveau sur les plaines LeBreton où on retrouve cinq scènes.

Des spectacles gratuits à l'extérieur du site principal

Madeline Merlo (13 juillet) et Champion et ses G-Strings (14 juillet) seront notamment au Casino du Lac-Leamy

Du stationnement

Si vous n'avez pas de billets pour le stationnement intérieur du Musée canadien de la guerre, des stationnements sont disponibles au centre-ville de Gatineau, à Place de ville, à Place du Portage et à la Terrasse de la Chaudière. 

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