Une virtuose à la basse

La bassiste Tal Wilkenfeld était de passage à... (Le Soleil)

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La bassiste Tal Wilkenfeld était de passage à Québec jeudi en prévision de sa prestation au Festival d'été. La jeune virtuose en a profité pour donner une classe de maître.

Le Soleil

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Pour sa deuxième visite au Festival d'été de Québec, Tal Wilkenfeld a voulu faire plus qu'offrir un spectacle.

La bassiste virtuose, qu'on a découverte auprès de Jeff Beck (et qui sera à Ottawa, dans le cadre du Bluesfest, ce vendredi soir), a donné jeudi une classe de maître au Palais Montcalm, dont ont bénéficié une poignée de chanceux.

Bien qu'à 11 h il était tôt pour l'artiste de 29 ans, qui dit se lever habituellement vers midi, elle était tout sourire sous sa longue tignasse bouclée. 

La musicienne a rapidement invité le public à lui poser des questions. Elle a parlé des différents effets qu'elle utilise, a raconté comment elle a trouvé par hasard, au Japon, la basse Fender Precision de 1969 pour laquelle elle a craqué. Elle a montré au public les médiators très particuliers, en bois, qu'elle a dénichés. Elle a aussi sorti sa basse à cinq cordes, admettant cependant préférer celle à quatre cordes, car elle recherche des sonorités intemporelles.

Flanquée de son guitariste Owen Barry, celle qui est née en Australie a proposé des jams, des compositions, de même qu'une reprise de Jeff Buckley, Last Goodbye. Wilkenfeld a non seulement travaillé auprès de Jeff Beck, mais aussi d'Herbie Hancock, des Allman Brothers et de Keith Urban. Elle est désormais leader de sa propre formation où, en plus de jouer la basse, elle assure le chant - une gymnastique qui est un art en soi, mais qui la comble.

Wilkenfeld a par ailleurs pris le temps de répondre à quelques-unes de nos questions et a expliqué que, pour ce qui est de sa carrière vocale, elle est fortement inspirée par ceux qui, à l'instar de Bob Dylan, racontent des histoires.

«Mon rêve est de mettre en lumière le comportement humain. J'ai toujours été intéressée par la psychologie humaine, alors chanter à propos de la condition humaine m'intéresse beaucoup et jouer de la musique en même temps, c'est une superbe combinaison des deux!»

Aussi virtuose soit-elle, Wilkenfeld s'efforce de rester au service de ses chansons. C'est ainsi qu'elle choisit les musiciens qui l'entourent de manière à ce qu'ils pensent d'abord au matériel, plutôt qu'à eux et à leur plaisir. Quant à son propre jeu, elle se fie à son instinct pour qu'il soit toujours à propos.

«Quand vous goûtez à un excellent repas, vous savez lorsque le dosage d'ingrédients est bon. C'est la même chose avec une chanson: vous sentez quand il y en a trop ou pas assez, quand ça groove ou pas...»

Pour y aller:

Quand: Ce vendredi, 20 h 15

Où: Plaines Le Breton

Renseignements: ottawabluesfest.ca

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