Twisted Sister fusille le Rockfest d'une pluie de critiques

Le chanteur Dee, du groupe Twister Sister, à... (Archives, La Presse)

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Le chanteur Dee, du groupe Twister Sister, à sa sortie de scène lors du dernier Rockfest. Ce dernier a rédigé une longue  lettre sur le site web du groupe rabrouant l'organisation du Rockfest. Par contre, la lettre a rapidement été retirée du site où elle a été publiée.

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Dee Snider et ses acolytes de la formation heavy metal Twisted Sister n'ont visiblement pas aimé leur expérience à Montebello lors de leur passage au Amnesia Rockfest, le 24 juin dernier, eux qui en étaient à leur dernière visite au Canada dans le cadre de leur tournée d'adieu.

Dans une lettre exhaustive publiée le 30 juin sur le site Internet www.twistedsister.com et signée par le blogueur de tournée de Twisted Sister, Armadillo Terry, le groupe new-yorkais n'y va pas de main morte et déverse littéralement son fiel envers l'organisation dirigée par Alex Martel. 

À noter que les propos ont été supprimés de la toile en début d'après-midi mardi, après que plusieurs médias aient mis la main sur leur contenu.

Le Amnesia Rockfest passe donc dans le tordeur de Twisted Sister qui en a gros sur le coeur à la suite de son escapade en sol montebellois. «Il serait difficile de trouver un festival qui porte mieux son nom que le Amnesia: le festival qu'on souhaite oublier», pouvait-on lire sur la page en question.

Le quintette a même rebaptisé l'événement «Amnesia Shitfest» (festival de merde) en dénonçant notamment le trajet de 2h30 en autobus entre Montréal et Montebello, la salubrité de l'arrière scène, le système de navette en ponton entre le Château Montebello et la marina, la dimension trop petite de la loge, le manque de nourriture offerte avant la prestation et la taille de la scène sur laquelle ils ont joué. Une scène qu'ils qualifient de la grosseur d'une «plaque à mammographie pour moucherons» en comparaison à celle de «taille décente» à laquelle ont eu le droit Blink-182 et Korn, pour ne nommer que ceux-là.

De plus, les rockeurs sexagénaires, qui bouclent actuellement la boucle de 40 ans de carrière avec leur tournée Forty And Fuck It, affirment avoir suggéré aux organisateurs de jouer pendant une heure, une requête qui n'a pas été retenue. C'est finalement 45 minutes qui leur ont été allouées, comme c'était indiqué dans le contrat.

Le légendaire groupe connu pour ses tubes I Wanna Rock et We're Not Gonna Take It écorche le festival pour lui avoir manqué de respect en débranchant le micro à son chanteur trop rapidement, lui qui s'apprêtait à saluer ses admirateurs canadiens.

«En effet les enfants. C'était Twisted Sister, jouant pour la dernière fois à jamais au Canada, et non seulement on a pas eu le respect de nous laisser jouer la dernière chanson (qui dure deux minutes), mais en plus on a coupé Dee qui était en train de dire 'merci et bonsoir'», est-il écrit.

À la fin de la missive, on recommande plutôt aux festivaliers canadiens de se rendre au Heavy Montréal l'an prochain. «Pire. Festival. À jamais», écrit Twisted Sister en référence au Rockfest. 

Le Rockfest réplique

C'est par voie écrite que le Rockfest a répliqué aux attaques de Twisted Sister, mardi en fin de journée. 

Le président et fondateur de l'événement, Alex Martel, n'a pas voulu accorder d'entrevue à ce sujet, a-t-on fait savoir au Droit.

Dans un communiqué, celui-ci s'est toutefois dit «surpris» et «déçu» de lire de tels propos. L'équipe du festival a d'ailleurs contacté la formation qui a décidé de retirer le blogue de son site, peut-on lire dans la réponse du Rockfest.

«En 11 ans de festival, je n'avais jamais vu une telle situation. Aucun membre de leur équipe ne m'avait contacté pendant le festival, ni après, pour me faire part de quoi que ce soit; nous sommes toujours ouverts à la critique constructive et à l'amélioration», indique M. Martel.

Ce dernier dit respecter ce «groupe légendaire» même s'il est en désaccord avec leurs affirmations et avec la façon avec laquelle ils ont pris les moyens de s'exprimer.

«J'aurais pu répliquer en racontant l'autre côté de l'histoire puisqu'il y a toujours deux côtés à une médaille. J'aurais pu expliquer le fonctionnement d'un festival qui compte 130 bands en 2 jours et les nombreux efforts déployés pour accommoder l'ensemble de ceux-ci plutôt que de privilégier un seul d'entre eux. J'aurais pu expliquer le fait que les groupes reçoivent toutes les informations concernant l'accueil des semaines à l'avance et qu'il n'y avait aucune surprise quant au fonctionnement ou à la réalité géographique du lieu. J'aurais pu aussi nommer les centaines de bands satisfaits de leur expérience année après année», fait valoir M. Martel.

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