Retour aux sources pour le Festival de jazz

Brian Wilson a interprété l'intégrale de l'album Pet Sounds... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Brian Wilson a interprété l'intégrale de l'album Pet Sounds de son ancien groupe, les Beach Boys, pour clore le Festival de jazz d'Ottawa.

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le 36e Festival de jazz d'Ottawa, qui s'est terminé dimanche soir, aura été marqué par un retour... au jazz.

Absolument. Car comme tout bon festival, celui qui fait augmenter dramatiquement et temporairement la proportion de joueurs de cuivres dans la capitale chaque été depuis 1980 a dû s'adapter à de nouvelles réalités.

D'année en année, le Festival a dilué sa programmation jazz en y mêlant des artistes plus « mainstream » afin de sécuriser ses revenus générés par la vente de billets.

Cette année, finis les compromis.

Les musiciens trop « pop » ont été retirés des scènes principales pour les remplacer par la qualité musicale des Chick Corea, Trombone Shorty et autres Judith Hill de ce monde.

Une programmation jazz à près de 95 %, mise sous les projecteurs au risque de voir les foules rétrécir.

Verdict ? « Jazz is back ! lance le directeur de la programmation, Petr Cancura. C'était bondé de gens pour Wynton Marsalis et le Jazz at Lincoln Center Orchestra. On se sentait comme si le festival était revenu à l'âge d'or du jazz. Et les chiffres le montrent ; les gens sont venus pour voir ça. »

Autre pari gagné, le Festival a tenu une première série de trois spectacles dans le Théâtre du Centre national des arts.

Les quelque 300 places du Studio ont été troquées pour les 897 sièges de l'autre salle pour apaiser la colère des fans qui se voyaient refuser l'achat de billets déjà tous vendus.

Au final, Kamasi Washington a ouvert le festival devant une salle comble.

Le John Scofield / Joe Lovano Quartet et Stacey Kent ont frisé répéter l'exploit.

Un déménagement à refaire, définitivement.

Même s'il n'a pas accueilli jusqu'à deux spectacles par jour, comme pendant les éditions précédentes, le Studio a quand même servi de terrain de jeu à plusieurs groupes européens amateurs d'improvisation et de « moments audacieux et aventureux qui vont avancer la musique, résume Petr Cancura.

C'est cru, c'est puissant. C'est là que la magie se passe ! »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer