La Saint-Jean de 7 à 77 ans

On aura vu des 24 juin plus enflammés au parc des Cèdres. Si plusieurs... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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On aura vu des 24 juin plus enflammés au parc des Cèdres. Si plusieurs festivaliers ont apprécié le calme relatif de la marina d'Aylmer, certains commerçants auraient préféré un peu plus d'achalandage.

«Avoir su, jamais je ne serais venue!» a lâché Lucie Arseneault.

Avant de débarquer au festival l'Outaouais en fête, la propriétaire de La petite école du rang, de Tewkesbury, croyait que ses articles culinaires de céramique seraient exposés dans un kiosque sur une véritable «rue des artisans», tel que promu. Six heures de route plus tard, l'entrepreneure a eu la mauvaise surprise de découvrir que l'espace qui lui était réservé n'avait rien de ce qu'on lui avait vendu. Il s'agissait plutôt d'un chapiteau sur le bord de la piste cyclable qui traverse le parc des Cèdres, aligné avec une dizaine d'autres commerçants, dont seuls deux étaient véritablement des artisans.

Le regret serait moins amer si les ventes étaient bonnes. Mais elles ne le sont pas. Depuis le début du festival, jeudi, ses poteries n'ont trouvé que trois preneurs. Rien qui ne soit suffisant pour couvrir le coût de location d'un kiosque pour toute la durée des festivités, soit 750 $. «On ne couvre pas les frais, se désole Mme Arseneault. Les gens viennent pour les spectacles, pas pour acheter.»

Une foule plus âgée

Et ce n'est pas vendredi soir que la vapeur s'est renversée pour La petite école du rang. Même si la partie du parc réservée aux manèges était bondée de gens de tous les âges, celle des spectacles, elle, était moins grouillante. N'empêche, quelques centaines de festivaliers, pour la plupart à la tête grise, étaient au rendez-vous, chaises pliantes incluses, pour admirer le coucher de soleil et assister à la prestation de Jean-Pierre Ferland.

Pour sa part, Philippe Pilon était venu pour le spectacle suivant, celui d'Yves Lambert et de ses musiciens. Mais cela ne l'a pas empêché d'apprécier l'ambiance et d'écouter le spectacle, assis dans l'herbe, à l'écart de la foule. «Jean-Pierre Ferland, le monde ne va pas se 'garrocher' pour le voir. Mais il y a quand même du monde. Les gens sont venus voir Ferland; ils l'aiment, ils sont contents d'être là. Et ça se voit.»

L'ambiance était toute autre de l'autre côté de Gatineau, dans le Vieux-Hull. À la deuxième édition de La p'tite St-Jean, la moyenne d'âge était remarquablement plus basse, alors que les terrasses et le pavé étaient bondés de jeunes adultes - debout, par ailleurs. 

Côté musical, les festivaliers ont eu droit à une belle brochette d'artistes locaux. Jean-Philippe Goupil, des Irish Bastards, Jérémy Flynn d'Eko ainsi que le propriétaire du Minotaure, Steven Boivin, se sont greffés à la formation Funk-A-Tron 5000 pour offrir entre autres leurs versions de chansons qui ont marqué les jeunes années des membres du public, comme la Tribu de Dana et Le bal masqué, de la Compagnie Créole. «C'est malade! lance Steven Boivin. C'est les commerçants du Vieux-Hull qui se prennent en main et qui ont organisé une Saint-Jean moderne. On s'accroche beaucoup au Québec des années 70 et 80. Nous, on est des gens des années 90. Et une bonne partie sont devenus des entrepreneurs qui veulent développer le Vieux-Hull.»

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