Le Franco et les Porn Flakes se débrident

Après avoir offert l'an passé la rétrospective musicale... (Courtoisie)

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Après avoir offert l'an passé la rétrospective musicale Les 400 coups du Franco, les Flakes branchent leurs guitares sur l'avenir, avec En route vers 2017. Spécialement conçu pour le festival, ce spectacle animé par Geneviève Borne célébrera avec un peu d'avance - le 16 juin au soir, en ouverture du festival - le 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Courtoisie

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Les Porn Flakes sont de retour au Festival franco-ontarien. Cette fois, avec un concept opéra-rock, où l'un des défis consiste à marier les envolées lyriques de Natalie Choquette à l'énergie rock des Porn Flakes. Mais aussi aux riffs et/ou boucles électro du reste des invités - Radio Radio, Swing, Gabrielle Goulet, Vincent Vallières, Lulu Hughes et Kevin Parent.

Après avoir offert l'an passé la rétrospective musicale Les 400 coups du Franco, les Flakes branchent leurs guitares sur l'avenir, avec En route vers 2017. Spécialement conçu pour le festival, ce spectacle animé par Geneviève Borne célébrera avec un peu d'avance - le 16 juin au soir, en ouverture du festival - le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. 

Seront donc réunis sur une même scène des artistes des  quatre provinces fondatrices de la Confédération. Ou, à tout le moins, trois d'entre elles: l'Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick. La Nouvelle-Écosse, elle, n'aura pas d'émissaire. Pour corriger l'impair, faisons comme le directeur musical des Porn Flakes, le guitariste Dan Georgesco, qui se dédouane en indiquant que Radio Radio représente généreusement «les provinces maritimes». Les frontières de l'Acadie demeurant floues, la région déborde un peu sur les provinces adjacentes, dont la Nouvelle-Écosse, nous rappelle-t-il justement, en souriant de la pirouette géographique. «On aurait aimé avoir quelqu'un de la Nouvelle-Écosse, mais malheureusement, ça n'a pas adonné au niveau du booking», convient-il. «Allusion musicale» à l'Acadie, la tragique épopée d'Évangéline, se glissant dans la liste des chansons que la bande interprétera, tentera de minimiser l'affront à la province laissée-pour-compte. 

Et quitte à jouer un peu avec les frontières nord-américaines: «Il n'est pas Canadien ni Acadien, mais on va en profiter pour faire un petit hommage à Prince», ajoute le guitariste. Qui s'empresse de préciser: «Ça va rester un spectacle francophone à 95%.» Hands to the Sun, tirée du tout nouvel album de Kevin Parent, sera la seule autre chanson en anglais - «sur 23». Faute de paroles, The Great Gig in The Sky, de Pink Floyd - qui sera reprise avec Lulu Hugues - ne compte pas.

Les Porn Flakes sont friands de reprises. «Très peu de covers» au programme, toutefois, précise Dan Georgesco. Les invités puiseront essentiellement dans leur répertoire respectif.

Bien qu'il s'agisse d'une création, le spectacle ne sera toutefois pas un «opéra-rock» au sens habituel du terme, qui suppose un récit liant les chansons présentées. La seule sauce qui liera les morceaux sera ce clin d'oeil aux racines de la Confédération, permis par l'origine géographique des invités. Et les interventions de Geneviève Borne.

Le terme fait d'ailleurs sourire Dan Georgesco. «On s'amuse un peu avec l'expression, dans le sens qu'on va mélanger de l'opéra à saveur rock et du rock qui va avoir de petites touches opératiques. Ça va être amusant de greffer Natalie Choquette à Kevin Parent», dit-il en riant. La bande en profitera pour revisiter quelques extraits de comédies musicales emblématiques, telle Naziland, avec au micro Lulu Hughes, qui n'en sera pas à sa première incursion dans l'univers de Starmania.

«C'est le fun parce que c'est un beau mélange d'artistes avec qui on a déjà travaillé - Kevin Parent, Lulu Hughes, Vincent Vallières, Radio Radio - et de nouveaux collaborateurs, pour nous», glisse-t-il. Parmi ces nouvelles têtes, les Ontariens. «On n'a jamais joué avec Swing, mais je sens que ça va être une belle combinaison musicale.» Et la soprano. «Natalie, on va vraiment la sortir de son environnement naturel. Bon, il va falloir la rejoindre quelque part... J'avoue qu'on a un bout de chemin à faire, nous aussi, dans cette rencontre de l'opéra et du rock», s'esclaffe-t-il. 

Pour que l'exercice fonctionne harmonieusement, un travail de réécriture des partitions s'impose parfois. «Ce sont des versions adaptées.» Souvent, ils se contentent d'un changement de tonalité. D'autres fois, les Flakes doivent revoir en profondeur les arrangements. «Il existe beaucoup de versions de L'hymne à l'amour, que va chanter Natalie Choquette. De Piaf à Offenbach, beaucoup plus rock, on va s'inspirer de toutes ces versions, pour en arriver à la nôtre. L'opéra Carmen aussi, on va lui donner une petite touche rock, avec nos couleurs.»

Toujours en ajoutant Natalie Choquette à l'équation, «on va s'amuser avec Boomerang, un des grands succès de Kevin Parent. Avec une partie improvisée à la fin.»

Les Porn Flakes plongeront aussi dans les gros hits de Radio Radio, à commencer par celui qui fait des bulles, Jacuzzi, et ceux de Swing, duo en compagnie duquel ils revisiteront également Gilles Vigneault. Et toute la gang reprendra ensemble «la grande chanson de party» qu'est 1990 de Jean Leloup.

La bande à géométrie variable, qui n'a pas de chanteur, mais «bien des amis» connus (les Porn Flakes ont partagé la scène avec plus de 120 vedettes québécoises) en sera à son quatrième passage au Franco. «À chaque fois, avec des artistes différents. Et à chaque fois, on a eu beaucoup de plaisir. On est toujours bien reçu à Ottawa, c'est le fun

Les amis des Porn Flakes

D'Andrée Watters à Zachary Richard en passant par Plastic Bertrand, Nikki Yanofski, une longue brochette d'humoristes et plusieurs Ontariens (Éva Avila, Damien Robitaille, Mélissa Ouimet), les Porn Flakes ont partagé la scène avec plus de 120 vedettes - ce qui a toujours été le but avoué de cette formation n'ayant jamais eu de chanteur dans son ADN. Voyons ce que le directeur musical Dan Georgesco a à dire au sujet de ceux à qui il passera le micro jeudi 16 juin, au Festival franco-ontarien.

Kevin Parent... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Kevin Parent

Etienne Ranger, Archives LeDroit

  • Kevin Parent 
«Kevin est un ami de longue date, qui a participé aux Porn Flakes depuis le tout début [en 2000]. On a une très bonne relation amicale et musicale; on a fait beaucoup de spectacles avec lui et on l'a aussi accompagné durant ses propres shows. [...] On laisse toujours une part d'improvisation à Kevin. Ça donne la plupart du temps de très bonnes choses, live.»»

  • Lulu Hughes
«Lulu, c'est la même chose. C'était ma copine dans les année 1990. On l'avait engagée pour être choriste dans mon groupe Too Many Cooks... et finalement on est sortis ensemble pendant des années. On continue de faire de la musique ensemble, et on a une très bonne complicité sur scène. On va faire du Janis Joplin au Festival de jazz de Montréal. Et puis elle connaît l'autre guitariste des Porn Flakes [Mike Plant] depuis qu'il est bébé. C'est vraiment la famille, pour nous.»

  • Radio Radio
«Ils sont super cools, ces gars-là! Ils ont un humour incroyable et sont vraiment flyés. J'ai hâte de voir comment ils vont être habillés! Je n'ai jamais vu des gars tout le temps tirés à quatre épingle, comme eux. Même en répétition, ils sont toujours impeccables.»

  • Vincent Vallières
«Vincent est vraiment.... un gentil garçon. Un bon gars. Avec lui, c'est tellement pas de trouble. Il est toujours prêt à collaborer. Et puis, il vient de ma région, les Cantons-de-l'Est.»

Le groupe Swing... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 4.0

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Le groupe Swing

Etienne Ranger, Archives LeDroit

  • Swing et Gabrielle Goulet
«Les autres [invités], on ne les connaît pas encore, mais j'ai beaucoup parlé à Michel [Bénac, de Swing] et je sens qu'on va avoir beaucoup de plaisir, ensemble. Leurs tounes sont très entraînantes. On va découvrir [les deux musiciens] en répétition» à partir de dimanche 12 juin, en même temps que Gabrielle Goulet. «Le violoniste [de Swing, Jean-Philippe Goulet] va jouer avec elle. J'ai hâte de les rencontrer et qu'on monte ça ensemble, ça va être le fun!»

Natalie Choquette... (Robert Skinner, Archives La Presse) - image 5.0

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Natalie Choquette

Robert Skinner, Archives La Presse

  • Natalie Choquette
«Elle a l'air d'avoir un très bon sens de l'humour, elle aussi. Et ça prend ça, en partant. Si nous on ne s'amuse pas sur scène, les gens dans le public ne peuvent pas avoir trop de fun non plus. Elle est très contente de participer au spectacle. On avait déjà fait des trucs avec sa fille, Florence K: elle avait fait du Metallica... (Rires.) Disons que c'est pas vraiment ce à quoi on s'attendait d'elle!»

  • La gang
«C'est une très belle gang, pour monter un bon show. Ça va bouger beaucoup, avec quelques chansons plus calmes, au milieu. Ça va être une belle soirée! J'ai hâte! Tout n'est pas encore clair, mais sur scène, tout va s'expliquer...»

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