Impératif français en veut au Rockfest

Pour Jean-Paul Perreault, la tenue de spectacles avec... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

Agrandir

Pour Jean-Paul Perreault, la tenue de spectacles avec des artistes anglophones et américains le 24 juin est plus problématique que la compétition entre le Rockfest et L'OEF.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le président d'Impératif français et du festival L'Outaouais en fête (OEF), Jean-Paul Perreault, persiste et signe.

À ses yeux, la décision du Rockfest de Montebello de changer ses dates en 2016 pour qu'elles coïncident avec le week-end de la Fête nationale est une aberration. Et il n'accepte pas qu'un festival aligne des artistes anglophones à ces dates.

M. Perreault continue de croire qu'il s'agit d'un manque de respect de la part de l'équipe d'Alex Martel d'organiser son Rockfest le même week-end que L'OEF. Il ajoute qu'il s'agit d'une «décision hostile aux Québec et à la francophonie».

«Ils ont dit qu'ils inviteraient des artistes francophones le soir du 23 juin, mais qu'en est-il du 24, le jour de la Fête nationale? [...] C'est inacceptable qu'on se serve de la Fête nationale pour célébrer la culture américaine qui est déjà trop présente», peste-t-il.

Pour Jean-Paul Perreault, la tenue de spectacles avec des artistes anglophones et américains le 24 juin est encore plus problématique que la compétition entre le Rockfest et L'OEF. Il continue aussi de croire que son festival perdra de l'achalandage en raison du rendez-vous punk-rock-metal de Montebello.

Le président d'Impératif français écorche au passage la municipalité de Montebello qui a entériné ce changement de date et espère une intervention des politiciens provinciaux pour empêcher la tenue du Rockfest durant le week-end de la Saint-Jean-Baptiste.

D'ailleurs, M. Perreault est incapable de confirmer que L'OEF aura bien lieu en 2016 en raison des dettes accumulées par le festival et les pertes de subventions des dernières années.

«Ça ne nous aide pas cette décision du Rockfest, ça entrera dans la balance au moment de prendre notre décision. Comme plusieurs festivals au Québec, on est déjà fragilisés.»

Vendredi matin, en entrevue avec LeDroit, le président et fondateur du Rockfest, Alex Martel, a affirmé qu'il comptait garder le cap et tenir son événement du 23 au 26 juin cette année. La grand-messe du rock en Outaouais a donc lieu une semaine plus tard qu'à l'habitude pour des raisons financières.

M. Martel avait confié vouloir éviter une surenchère avec des festivals de rock européen pour ainsi attirer des groupes internationaux à un prix plus raisonnable.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer